Power Girl – T01 : Un nouveau départ

Image à la une - Power Girl Tome 1

Résumé : Membre de la Société de Justice d’Amérique, Karen Starr alias Power Girl aspire désormais à suivre sa propre voie en dirigeant sa propre compagnie. Mais un ennemi tenace de son passé contrecarre rapidement ses plans en prenant en otage Manhattan. Au même moment, un trio de séduisants Aliens décide de prendre du bon temps en détruisant la Terre… (Contient les épisodes Power Girl : A New Beginning #1 à 6 + Fuzzy Logic in Wonder Woman #600)


Power Girl Tome 1 : Un nouveau départ

Couverture - Power Girl Tome 1Fiche technique :
Scénario : Jimmy Palmiotti, Justin Gray
Dessin : Amanda Conner
Coloriste : Guillem March, Adam Hughes, Amanda Conner
Editeurs : Urban Comics (DC Classiques)
Date de sortie : 21 mars 2014


Pour moi Power Girl s’est longtemps résumée aux couvertures arborant une jolie blonde au décolleté grandcanyonesque sur les rayonnages de ma librairie préférée : une histoire à l’action facile menée par une héroïne dont le seul intérêt est de flatter l’œil masculin.

Et pourtant… Me rappelant ma récente et plaisante découverte des aventures solo d’Harley Quinn, et de mon amour naissant pour ses deux adorables auteurs, Kerym m’avait convaincue d’acheter une autre de leurs œuvres (ce volume, donc) – et je ne l’ai pas regretté.

(Promis, je m’intéresserai aussi à Starfire quand il sortira en VF.)

Supergirl ? Non, Power Girl !

La première apparition de Power Girl date de 1976, chez DC Comics. Elle apparaît dans plusieurs séries de DC en tant que second rôle, et membre de la SJA, la Société de justice d’Amérique. Elle tient également le premier rôle dans deux séries qui portent son nom, en 1988 et de 2009 à 2011 (série dont est tiré ce volume en VF).

Power Girl est l’une des héroïnes les plus populaires de la SJA. Les fans accueillirent donc avec enthousiasme l’annonce de cette nouvelle série. Pour autant, il ne faut pas voir ce volume comme un spin-off : il se suffit à lui-même, ce qui est idéal pour ceux qui comme moi ne sont pas des spécialistes. La première page résume l’histoire de sa naissance (spoiler alert : c’est comme Superman), et même de nouveaux méchants sont créés spécialement pour ces histoires.

Où est Charlie ?

Une fois n’est pas coutume, parlons tout d’abord des dessins, de façon générale. Ceux-ci sont un point fort de l’ouvrage – on n’en attendait pas moins d’Amanda Conner. Elle fut plébiscitée pour le dessin de Power Girl suite à sa participation aux quatre premiers numéros de JSA : Classified, parus en 2005. On retrouve la rondeur des traits et ses visages si expressifs qui rendent les personnages tellement attachants (y compris le chat !). Cerise sur le gâteau, les scènes d’action sont dynamiques : ça vole dans tous les sens, et le trait rend bien la puissance physique de l’héroïne.

Je me suis aussi beaucoup amusée à rechercher les petits détails dans le décor qui racontent leurs propres histoires et donnent vie à l’univers. Ça arrive peut-être une fois ou deux dans le tome, mais la scène est suffisamment détaillée pour qu’on s’y intéresse.power-girl-t1-decor-details

Alors il y a un vendeur de journaux, une femme avec un petit chien, un homme tout nu, quelqu’un qui vient de gâcher un café… et un raton-laveur.

Il y a même un caméo des personnages de Big Bang Theory, avec un Wolowitz égal à lui même.

power-girl-bbt-cameo

Tu t’en tires à bon compte, gamin.

Keep calm and don’t forget to feed your cat.

Et comme pour Harley Quinn, les auteurs s’efforcent de combiner des scènes d’action trépidantes à des moments du quotidien durant lesquels on en apprend un peu plus sur la vie privée du personnage. On retrouve le talent des auteurs à humaniser une héroïne aux pouvoirs cosmiques en la mettant en scène dans des épisodes de vie banale.

Par exemple, on voit Karen à son bureau mener un entretien d’embauche pour sa nouvelle multinationale, et l’heure d’après elle part sauver le monde d’une invasion extra-terrestre menée par un mégalomane prisonnier d’un corps de gorille albinos.

ultra-humanite_and_power_girlNope. Vraiment pas une bonne idée.

Cette trame occupe une bonne moitié du bouquin, le reste étant composé d’histoires plus courtes, avec la participation d’une reine féérique belliqueuse pour l’une (scénario agréablement WTF), et d’un trio d’extra-terrestres écervelées pour l’autre (l’arc que j’ai trouvé le plus plat).

Dans la dernière histoire, Power Girl et Wonder Woman se retrouvent à la maison pour échanger sur la vie moderne et la psychologie féline (et c’est très mignon).

power-girl-fuzzy-logicDes fois on pourrait croire que c’est le chat qui a tout compris.

Fun et cute

Malgré le ton popcorn de l’histoire, et son humour léger, je me suis laissée prendre par le récit et avait hâte de terminer l’ouvrage. J’ai ressenti beaucoup d’affection pour Power Girl, ses personnages secondaires, et son univers.

Par contre, durant toute la lecture, je n’ai cessé de m’interroger sur l’aspect féministe (ou non) du personnage. Ce sont des questions qui m’interpellent quasi-systématiquement dans mes lectures, et avec une héroïne au décolleté aussi imposant, il faut dire que j’étais au taquet.
Qu’est-ce que ces réflexions ont donné ? La suite au prochain épisode !

Pour se procurer le tome:

Power Girl – T01 : Un nouveau départ

1 Trackback / Pingback

  1. Power Girl est-elle une héroïne féministe ? – Be Comics

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*