Spider-Gwen – T01

Image à la une - Spider Gwen

Résumé: Et si l’araignée radioactive avait mordu Gwen Stacy à la place de Peter Parker ? Dans cet univers parallèle, l’adolescente devient la super-héroïne connue sous le nom de Spider-Woman. Après s’être retrouvée au cœur de l’évènement Spider-Verse, Gwen poursuit ses aventures et affronte le Vautour ainsi que le lieutenant de police Frank Castle.


Couverture - Spider GwenSpider-Gwen – Tome 1

Fiche technique:
Scénario : Jason Latour
Dessin : Robbi Rodriguez
Editeurs: Panini comics France (Vf) Marvel (Vo)
Date de sortie: 06/01/2016
Pagination : 96 pages

 

 

 


The Amazing Spider-Gwen presents!

Tout le monde connaît Gwen Stacy. C’est une des pierres angulaires du mythe Spiderman. C’est la première petite amie de Spidey tuée par le Bouffon Vert et à l’instar d’un Oncle Ben, son décès trace le chemin de notre tisseur. Avec la théorie des mondes parallèles, l’occasion était trop belle pour ne pas être exploitée.

C’est donc durant les événements du Spiderverse (malheureusement pas, à ce jour, encore traduit) que notre tisseuse blonde apparaît. (en même temps qu’une série d’autres alter egos de Spidey dont le célèbre Spider-Ham que je vous présenterai plus tard).

Spider-Ham - Spider GwenDuo de chic et de choc

Le public en tombe directement amoureux et les cosplays fleurissent avant même qu’une série lui soit attitrée. Devant la vague, Marvel décide de donner une chance au personnage. Ainsi naît the Radioactive Spider-Gwen !

Ont-ils bien fait ? Est-ce qu’elle porte le masque aussi bien que son original ? Est-ce qu’un grand pouvoir amène toujours ses responsabilités ? La réponse tout de suite et en musique ! (Oui oui, il y a vraiment de la musique dans cette histoire.)

« Spider-Ham and Spider-Gwen are on a boat »

De prime abord, rentrer dans l’ouvrage demande un temps d’adaptation. Spider Gwen étant intervenue dans le Spiderverse, les bases du personnage sont considérées comme acquises. Heureusement vous avez un résumé au début mais même avec lui, certaines références restent nébuleuses. Ensuite, il y a les dessins qui sont fort typés (je vous invite à aller voir le deviantArt de Robbi Rodriguez) dans un style assez (trop ?) réaliste (Sire Didymus y est réfractaire et moi-même j’ai dû m’y habituer) qui ne correspondent pas à la couverture (superbe du reste). Mais enfin lorsque vous surmontez ces quelques difficultés, notre tisseuse blonde vient se nicher dans votre cœur et tout est oublié !

Combat contre Castle - Spider GwenGwen, elle s’appelle Gwen et c’est une fille comme les autres

En soit, le concept de « What if » n’est pas neuf mais le récit, ici, ne fait pas que référencer son aîné, il le réinvente pour un univers qui lui est propre. Citons deux exemples : Mary Jane, ici, s’avère totalement narcissique dans son rôle de chanteuse du groupe de rock les « Mary Jane » (narcissique je vous dis). Ensuite il y a l’inversion des morts puisque c’est Peter Parker qui meurt et Gwen qui portera le deuil (Peter Parker jaloux des pouvoirs de Gwen pratique des expériences sur lui et mute en homme lézard.). Tout est proche sans être identique.

Le travail sur Gwen n’est pas en reste. On sent rapidement que le rôle d’un tisseur/tisseuse est universel. C’est un super-héros du quotidien qui œuvre au bien des gens malgré l’antipathie de ceux-ci (et bien sûr ici Jonah Jameson n’aime pas plus cette tisseuse qu’il n’a jamais aimé Spidey) et au détriment de sa propre vie (Les « Mary Jane » ne comprennent pas les absences de Gwen et elle se retrouve mise à la porte du groupe, temporairement). Et surtout l’humour et la fanfaronnade si chers aux têtes de toile (C’est fou le nombre de surnoms de Spiderman) trouvent dans la bouche de Spiderwoman un nouveau style tout en restant fidèle aux origines.

Matt Murdock - Spider-GwenMatt Murdock, avocat et tueur de corbeaux

« Death from a butt and you read terrible comics »

Il me faut aussi parler du parti-pris de Robbi Rodriguez et de Rico Renzi le coloriste. L’univers a un ton résolument moderne mais aussi urbain. Cela se reflète dans la ville qui devient un personnage à part entière avec ses affiches publicitaires et ses graffitis qui ont d’ailleurs donné un casse-tête aux traducteurs incapables dès lors d’en donner une version française sans dénaturer le dessin (eux même le signalent en post face). Vous pourrez, pour les anglophobes, trouver un récapitulatif de ceux-ci avec leurs traductions à la fin de l’ouvrage et profiter ainsi de cet environnement qui est un acteur à part entière.

Immeubles - Spider GwenUn vent de fraicheur

« And Spider-Ham ? When are you talking about him ? »

J’y viens, j’y viens et ce sera ma conclusion. Si on prend tous les ingrédients du comics, on pourrait le résumer par « La chronique d’une jeune femme partagée entre sa vie civile et ses aventures extraordinaires, dans un univers aussi contemporain que moderne, dont l’ami est un cochon masqué ». Et normalement vous allez vous demander pourquoi ce cochon – et idéalement vous allez lire Spider Gwen pour votre plus grand plaisir. Parce que lorsque votre Jiminy Cricket est un spidercochon caustique, vous avez une vie sacrément rock and roll !

Spider-Ham 2 - Spider-GwenIl a bien changé Pinocchio

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