Graveyard Shift

RésuméLiam, membre des forces spéciales de la criminelle, fait une perquisition qui tourne mal chez un suspect. Ce dernier, d’une force surhumaine, force l’équipe de police à le cribler de balles pour s’en débarrasser. Le soir même, Liam et sa petite-amie, Hope, sont attaqués en représailles. La jeune femme est mordue et se retrouve transformée… en vampire ! Déboussolée, elle ne sait pas comment gérer ce nouvel état qui provoque de nouvelles sensations en elle : des pulsions souvent violentes et incontrôlables. Liam promet de la sauver, mais leur amour résistera-t-il à ce terrible coup du sort ?Réunis après leur mémorable collaboration sur Noble Causes, Jay Faerber et Fran Bueno nous proposent une nouvelle fable mêlant fantastique, horreur et romance ! Une histoire d’amour impossible qui n’est pas sans nous rappeler par moments la cultissime série Buffy contre les vampires. 


Graveyard ShiftGraveyard Shift cover

Fiche technique:
Scénario : Jay Faerber
Dessin : Fran Bueno
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 03 Février 2016
Pagination : 112 pages


Une histoire ordinaire?

Liam est un flic et comme tous les flics, il a décidé de combattre les vampires… on reprend. Liam est un flic qui est fiancée avec Hope, qui devient une vampire… Non toujours pas. Résumer Graveyard Shift le ferait presque inévitablement passé pour un film de série B. Effectivement Liam est un policier qui va atterrir sur une mission qui tourne mal, le criminel présent étant un vampire.

Graveyard shift 3

Et ouais mon gars, même pas mal

Pas le choix pour les policiers présents, ils doivent abattre l’homme et en guise de représailles, les vampires vont retrouver les policiers qui étaient présents et les tuer. Sauf Liam qui va en réchapper de justesse, mais Hope, sa fiancée, sera tuée. En réalité, elle n’est pas morte et se réveillera en vampire. Le couple se reformera et se lancera dans la traque aux créatures de la nuit, une chasse sanglante et sans pitié, dans l’espoir de faire regagner à Hope son humanité disparue. Si j’ai choisi de lire Graveyard Shift, c’était principalement pour la comparaison qui était faite avec Buffy contre les Vampires. Comparaison judicieuse ?

Is it really over 9000?

Clairement le scénario se prend au sérieux, Jay Faerber ne cherche pas à insuffler une once de second degré. Il parle de vampires, c’est sombre et c’est sanglant. Il met en place certaines bonnes idées, comme le fait qu’Hope doive lutter contre sa nouvelle nature mais il le fait de manière précipitée. Et en fait, c’est le principal défaut du livre : son format. Graveyard Shift a tout pour être le commencement d’une série, seulement il n’y aura pas de suite, du moins à l’heure actuelle. Du coup, Jay Faerber nous fournit un maximum de matériel en un minimum de pages. On se retrouve avec un récit très dense en contenu, trop peut-être pour qu’on puisse facilement accrocher à l’histoire.

Graveyard shift 2

On a demandé de sourire pour la photo…

Je pense qu’un peu d’humour aurait grandement servi le récit, pour le coup j’ai du mal à accrocher à l’idée que des vampires vieux ou jeunes risquent de s’exposer en causant un massacre juste pour venger la mort de l’un des leurs. Dommage également que le passage en présence de la médium ne soit pas l’occasion d’en faire un personnage un peu plus déluré et extravagant, au lieu de ça on reste encore et toujours dans le même ton et la présence de cette dernière ne servira qu’à donner les « points faibles » des vampires, permettant à nos héros de pouvoir les combattre efficacement. Et parlons-en de ces points faibles : eau bénite, croix, soleil, pieu dans le cœur… euh nous sommes en 2015, alors si c’est pour nous formater des vampires pour les faire correspondre aux clichés, cela valait-il la peine de devoir faire intervenir un personnage supplémentaire ?

C’est un Kinder et c’est Bueno

Au dessin, on retrouve Fran Bueno. L’artiste s’en sort bien et graphiquement, c’est très agréable à regarder. On retrouve bien l’ambiance sombre voulue par le scénario, les vampires sont inquiétants et les décors judicieusement mis en scène. C’est vraiment appréciable et c’est un des bons points du livre. Il a l’occasion de mettre en place des décors variés comme un cimetière (logique avec des vampires non ? ah ah…), avec son lot de symboles.

Graveyard shift 1

Voilà du vampire comme on les aime: une sale gueule et de belles dents

Le dessinateur est également à l’aise avec les scènes d’action et ce n’est pas ce qui manque dans le récit. Et quand les gens se battent, on sent la force des coups et la violence ressort pour notre plus grand plaisir. J’attribue une mention spéciale à la scène où Liam sort un pistolet à eau bénite, ce qui m’a donné un sourire et m’a encore fait plus regretter l’absence d’humour tout au long du récit.

N’est pas charpentier qui veut

Sans grande surprise, je dois admettre avoir été déçu. Je parlais de la comparaison avec Buffy, je pense qu’elle n’est pas méritée. On aime Joss Whedon ou non, mais il arrivait à donner à son univers parfois kitsch un second degré assumé, ici non. Jay Faerber veut nous faire croire à cette histoire de vampires, mais n’y arrive pas. Je me suis amusé en lisant le livre par contre, mais j’avais l’impression de le faire aux dépends de celui-ci, que ce n’était pas l’intention de l’auteur de nous faire sourire. Déçu durant ma lecture donc, mais c’était peut-être dû à mes attentes, le comics n’étant pas dépourvu de qualités : un dessin agréable, un univers riche en contenu, des personnages agréables (j’ai bien aimé le couple formé par Liam et Hope, je les trouvais touchant), des vampires effrayants, …

Graveyard shift 4

Liam et Hope, unis jusqu’à ce que la mort les sépare et plus si affinités

Mais j’ai vraiment eu un gout de trop peu. Je me rappelle avoir adoré le film Vampires de John Carpenter, film de série B également, tellement gros que ça en devenait drôle et je souhaitais secrètement que Jay Faerber se lâche un peu plus et nous offre un récit clairement « over the top », mais ça n’est jamais arrivé. Au final, on se retrouve avec un univers très standard et le problème, c’est que ce n’est pas les récits contenant nos amis aux longues canines qui manquent. Pour bien faire, il aurait fallu trouver un angle original pour faire sortir Graveyard Shift du lot. En l’état, je ne le recommanderais qu’aux fans de bit-lit.

Pour se procurer le tome:

Graveyard Shift

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*