Wonder Woman, Déesse de la guerre – T01

Résumé : Après avoir remplacé son ancien mentor décédé, Arès, le Dieu de la Guerre, Diana, la princesse des Amazones, reprend son titre légitime de régente de Themyscira. Mais ces deux facettes de Wonder Woman sont remises en cause par l’arrivée d’une rivale aux aptitudes similaires ! (Contient : Wonder Woman #36-40 + Annual #1)


Wonder Woman – Tome 1

wonder woman coverFiche technique:
Scénario : Meredith Finch
Dessin : David Finch
Pagination : 168 pages
Editeurs: Urban Comics (VF)/ Dc Comics (VO)
Date de sortie: 15 Janvier 2016


Si Xena devait être une super-héroïne, ce serait Wonder Woman !

Mes premiers souvenirs de Wonder Woman remontent à ses passages à la télévision, avec lesquels j’ai eu beaucoup de mal, mais bon c’est personnel – et ça a sans doute mal vieilli (mais avouons que ce petit tour sur elle-même et ce sourire pepsodent sont tellement mignons).

Je l’ai retrouvée avec l’histoire de Brian Azzarelo dans une version moderne des mythes antiques. Le run est, selon moi, une excellente réappropriation de Wonder Woman et de ses origines, tout en élevant le personnage au rang d’une des femmes les plus badass que je connaisse… Cette jeune Amazone, surnommée « glaise » dans sa jeunesse (puisqu’on raconte qu’elle est née de la glaise et non d’un homme, faisant d’elle l’amazone parfaite) apprend qu’elle est en fait la fille de Zeus et devient, à la fin de ce récit homérique, la Reine des amazones, la Déesse de la Guerre – en plus d’être membre de la JLA.

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Tant de délicatesse et d’amour…

Après un tel récit, difficile de tourner la page, et j’avais donc préféré ignorer la nouvelle mouture proposée sous la houlette du couple David et Meredith Finch. C’est à la convention de Londres que je les ai rencontrés et pu échanger quelques mots. Leur franche sympathie ainsi que la qualité des dessins de David Finch qui sont à tomber (toujours selon mon goût, pour le même prix vous n’aimez pas) m’ont finalement décidé à me rendre dans mon magasin de comics préféré et l’acheter.

Arès se saoulait pour atténuer la douleur et la rage de la Guerre

Le premier point positif, c’est que Meredith Finch reprend la suite du premier run avec une Diana (le nom de Wonder Woman au civil) qui doit composer avec ses nouveaux rôles. On la retrouve mêlée à plusieurs histoires : une partie classique avec la JLA dans une course contre une nouvelle menace, et une partie plus « personnelle » sur l’île du Paradis où Diana doit affronter des amazones rétives à son règne et aux changements que cela amène. Les deux histoires ne sont pas aussi palpitantes l’une que l’autre, mais le récit général s’en sort honnêtement.

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Un oiseau? Non, un avion? Non, c’est Super… euh en fait c’est un oiseau

La partie sur la JLA est plutôt convenue et plus classique. C’est l’occasion de retrouver le groupe uni contre une menace sortant un peu de nulle part (même si en lien avec les précédentes aventures de Wonder Woman) – mais je n’ai pas trouvé le conflit spécialement transcendant. J’ai l’impression que cette partie est là pour rappeler les relations de Wonder Woman avec les autres membres de la JLA (dont Superman, j’y reviens) et pour approfondir les changements qu’induit le titre de « Dieu de la Guerre » chez Diana qui la rendent plus sombre et plus violente. Je n’accroche pas spécialement à l’idée du couple avec Superman : OK Diana est largement plus charismatique que Lois Lane, elle est plus puissante et c’est l’opposé d’une jeune fille en détresse… mais je trouve que la magie ne prend pas.

La seconde partie, par contre, m’a plus parlé. Les Amazones ne sont pas un peuple sympathique et les changements amenés dans le précédent run (l’acceptation d’hommes sur l’île, Diana qui devient reine) ne plaisent pas à toutes, surtout que Diana a tendance à être régulièrement absente (pour de bonnes raisons, elle sauve souvent le monde). Le récit nous emmène donc dans une conspiration où une amazone surgissant de nulle part vient contester l’autorité de Diana. Le côté antique, le poids des traditions, tout y est pour nous faire comprendre les drames qui se jouent, et c’est avec un réel plaisir que l’on suit cette intrigue qui nous donne en plus l’occasion de revoir Donna Troy (je vous renvoie au lien pour son back, ce serait trop long de développer) dans sa version New 52. Est-ce parce que l’histoire se situe plus dans la veine du premier run que je l’apprécie plus ? Je ne sais pas mais en tout cas je le trouve plus convaincant.

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Diana est une femme comme les autres, ça lui arrive de pleurer

Après, le fait de mélanger les deux intrigues sert le propos que Diana a du mal à conjuguer tous ses rôles et l’effort méritait d’être souligné.
Le récit se clôt sur le Wonder Woman Annual (Le comics annuel hors continuité, généralement l’occasion d’approfondir un personnage ou une histoire) qui nous en apprend plus sur une des méchantes apparue dans le comics et sa relation avec la précédente reine. Dispensable mais sympathique.
Tu es la Guerre maintenant, il est dans ta nature de semer la discorde.
Côté dessin, rien à redire. David Finch nous offre des doubles pages superbes et la naissance de la rivale de Diana est juste à tomber. Le seul point noir (et Karlashrey approuvera) c’est que la Wonder Woman a parfois des airs de bimbo (superbement dessinée hein) mais dommageable quand on connaît le personnage qui incarne la femme forte et indépendante.

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Wonder Womaaaaaaaaan, la bouche grande ouverte vers de nouvelles aventures

Nous avons oublié qui et ce que nous sommes

En définitive, un bon tome sans être exceptionnel. Meredith amène d’intéressantes pistes : peut-on échapper au destin de son titre, peut-on changer un peuple sans sacrifier celui-ci ? Je serais curieux de voir le tome 2 pour lire la suite et y trouver, peut-être, ces réponses. Et en plus, vous n’aurez pas l’excuse de ne pas avoir lu la précédente gamme, elle est résumée en début de livre ! Un bon achat donc pour les curieux et les amoureux de Wonder Woman.

Pour se procurer le tome:

Wonder Woman, Déesse de la guerre – T01

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