Batman et Robin – T04

Résumé: Dévasté par la mort de son fils Damian, Batman se retrouve une fois de plus sans Robin, perdu dans un monde désormais vide de sens. Avec le soutien de ses compagnons et de sa famille, le Chevalier Noir parviendra-t-il à surmonter son plus grand échec ? Ou sombrera-t-il dans la culpabilité, jusqu’à devenir son plus redoutable ennemi ?


Batman & Robin – Tome 4

batman robin 4 coverFiche technique:
Scénario : Peter J. Tomasi
Dessin : Patrick Gleason
Pagination : 176 pages
Editeurs: Dc Comics (Vo) / Urban Comics (Vf)
Date de sortie:  26/02/2016


Quand Robin n’est plus là, peut-on encore parler de duo dynamique ?

Je vous avais déjà parlé de la série Batman et Robin, se situant légèrement hors continuité d’Eternal, qui fait avancer la trame générale et donne à cette série un cachet particulier. Particulier parce qu’on peut prendre le temps de s’intéresser aux relations entre Bruce et Damian Wayne (Et dieu que j’aime ce dernier) sans chercher à développer une intrigue complexe. Les tomes sont inégaux mais gardent à mes yeux une aura particulière.

Pourtant, dans ce tome, la donne change. Je ne vous spoile rien, le résumé l’ayant fait pour moi : Damian Wayne est mort (dans l’excellent run de Grant Morrisson). C’est donc un tome sous le signe du deuil qui va mener Batman à essayer de surmonter sa douleur (c’est d’ailleurs le premier comics, sorti en France, qui aborde cette partie de l’histoire de Batman).

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De la douleur dans la famille Wayne

Sans plus attendre, voici une review qui va nous prouver que, malheureusement pour lui, les récits de Batman s’accommodent très bien de la mort de ses proches !

Aucun mot ne doit nuire à l’émotion.

Le tome s’ouvre sur une image de Bruce portant son fils dans les bras pour nous emmener dans un premier récit dépourvu du moindre dialogue. Ici, il n’est question que de souffrance, de colère et d’un homme perdu. Il y a quelque chose de vraiment bouleversant dans la scène, et les dessins de Patrick Gleason sont parfaits pour ce récit silencieux. Vu l’absence de dialogues, chaque expression de Bruce, chaque souvenir se doit d’être aussi parlant qu’un texte et, quelque part, c’est d’ailleurs à ça que tient la réussite de l’histoire. Tout est dit dans l’image et, dépouillée de tout texte, l’immersion n’en est que plus réussie. L’introduction est donc parfaitement amenée.

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Une mort difficile à accepter, mais Bruce est-il le seul à souffrir?

Les histoires suivantes vont accompagner Bruce dans une série de rencontres plus ou moins heureuses avec la Bat Family. Celles avec Batgirl et Catwoman m’ont moins plu, non qu’elles soient ennuyeuses mais on sent que leurs liens avec Batman n’ont pas cette teinte si particulière qu’il entretient avec les Robin.

Les histoires avec Red Robin et Red Hood nous renvoient aux travers de Bruce Wayne et à sa difficulté à entretenir des relations personnelles saines. Tomasi en profite pour rappeler l’histoire de Red Hood (Jason Todd assassiné par le Joker et « Premier Robin » dont Batman dût faire le deuil). Les deux histoires soulignent parfaitement cette perdition de Batman qui n’hésitera pas à manipuler les siens pour trouver une réponse à sa douleur.

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Red Hood et Batman, un premier deuil pour notre héros

Arrivent enfin les histoires avec Dick Grayson et Alfred. Ces deux récits sont liés, et selon moi, les plus réussis du tome (avec la première histoire). Ce n’est guère surprenant puisque les deux personnages sont les deux premiers soutiens de l’homme chauve-souris. L’histoire s’attarde sur un Bruce qui revit la nuit de la mort de Damian dans un univers virtuel afin de se prouver qu’il aurait pu le sauver. Les névroses de Batman sont magnifiquement mises en scène et sa peine est palpable.

Le récit est d’autant plus dense que Tomasi parsème les récits d’une sorte de fil narratif des activités de Damian que Bruce découvre. Entre le chien que Bruce lui avait offert et les amis que Damian s’était fait, la présence du fils défunt est palpable.

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Il est temps de le laisser partir

Aucune image n’est assez forte pour le décrire.

Je l’ai déjà mentionné pour le premier récit mais le travail de Gleason est impressionnant tout au long du run. Son dessin met en valeur les émotions des personnages, nécessaire à ce récit centré sur le deuil.

C’est dans les enterrements que l’on peut jauger l’œuvre de quelqu’un

Si les précédents tomes m’avaient plu mais étaient dispensables, celui-ci vient contredire ces mots. Il met en scène Bruce Wayne de manière magistrale et grave la mort de Damian Wayne dans un récit émouvant. Et même la présence de Frankenstein n’arrive pas à troubler la solennité du ton (Créature qui malgré son incongruité a toute à fait sa place dans ce run). Une excellente surprise et un coup de cœur pour moi dans le monde impitoyable des sorties du Batverse.

Pour se procurer le tome:

Batman et Robin – T04

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