Bikini Atoll

Résumé : Un groupe de touristes part pour un séjour dépaysant au cœur du Pacifique sur l’atoll de Bikini, qui a donné son nom au fameux maillot deux-pièces. Théâtre d’un essai atomique au sortir de la Seconde Guerre mondiale et abandonné depuis, le lieu offre son lot de sensations fortes ! Au programme : soleil, plages de sable fin, cocotiers, mais aussi épaves de navires militaires, bunkers désaffectés et hordes de requins carnivores… Une mine de trésors cachés que leur guide, Malaval, promet de leur faire découvrir en détail. Sauf qu’il ne leur a peut-être pas tout dit… Car les lieux semblent moins inhabités qu’il le prétend. Et nos vacanciers sont loin d’imaginer quelles horreurs se cachent derrière ce cadre idyllique..


Bikini Atoll

501 BIKINI ATOLL[BD].inddFiche technique:
Scénario : Christophe Bec
Dessin : Bernard Khattou
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 09 mars 2016
Pagination : 128 pages


Du soleil et des nanas

Sorti dans la collection Flesh & Bones chez Glénat Comics, Bikini Atoll va nous faire suivre un groupe de touristes parti en vacances pour visiter les îles ayant données le nom du fameux maillot de bain. Pourquoi visiter ces îles? Parce qu’elles ont été utilisées pour des essais nucléaires effectués par les américains en 1946, l’atoll étant classé au patrimoine mondial comme symbole de l’entrée dans l’âge nucléaire. Mais je m’égare, ce n’est pas l’Histoire le principal intérêt du livre mais tous les fantasmes qui s’en accompagnent.

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Un moment historique

Qui dit expérience nucléaire dit mutations, et de fait nous allons croiser un requin mutant mais, contrairement à ce que la couverture laisse penser, il ne sera pas le principal prédateur du livre. Nous voilà plongé dans un film d’horreur dans lequel les protagonistes vont disparaître les uns après les autres, victime d’un tueur et on se délecte des différentes morts, on s’imagine qui va survivre et qui va mourir, bref ça fonctionne bien, très bien même pour qui est amateur du genre.

Êtes-vous prêts à sacrifier vos îles pour le bien de l’humanité ?

J’ai découvert Christophe Bec sur ce récit et je dois dire, en tant que fan de films d’horreur, que le scénariste maîtrise bien les codes liés à ce genre. Nous avons comme adversaire un être qui semble immortel, qui se prend des coups en tout genre mais toujours continue inlassablement à traquer ses proies. Oui, ses proies, parce que l’homme, en plus d’être une force de la nature, se révèle être cannibale, charmant. Sa motivation est expliquée en cours de récit, donnant une légère critique sur les événements qui se sont déroulés sur l’atoll Bikini. Disons le tout de suite, nous ne sommes pas en face d’une fable écologique, donc je ne reprocherai pas la légèreté de la critique, voir même j’apprécie que ce ne soit pas omniprésent, comme dans certains films devenus des classiques du genre (Them! par exemple, mettant en scène des animaux mutés)

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Une belle brochette de personnages

Bec met en place dans le groupe de « survivants » des caricatures chères au genre également: la bimbo, le « geek », le guide badass, le héros en quête de rédemption, le gentil handicapé innocent, … Les personnages font des choix idiots, on en jubile, comme quand ils proposent de se séparer pour couvrir plus de terrain… ça réussit toujours. Si on aime les films d’horreur, on ne peut pas être déçu de l’écriture de Christophe Bec.

Walking Shark

C’est Bernard Khattou qui est au dessin et, pour le meilleur, il semble clairement s’inspirer de Charlie Adlard (Walking Dead) On est en noir et blanc, les visages sont très expressifs et souvent en gros plan, la violence est exacerbée, du sang et des tripes. Tout ceci colle parfaitement au ton du récit, d’autant plus que Khattou prend le soin de dessiner des femmes aux formes plantureuses, en maillot de bain, encore un hommage au genre s’il le fallait. J’irais même jusqu’à dire que le dessin devient un des points forts de ce tome, tant il vient compléter le récit avec brio.

bikini atoll 4Un oiseau? Un avion? Non, c’est un requin mutant

Flesh & Bones

Si j’ai décidé de lire Bikini Atoll, c’est sur la suggestion de ce brave Kerym qui m’a dit qu’en tant que fan de films d’horreur je me devais d’en faire la critique. J’avais déjà repéré la couverture dans mon magasin de comics favori, elle me faisait de l’œil et puis je me suis lancé. Et à la fin de la lecture du tome, j’avais les yeux qui brillaient. J’avais en face de moi un comics qui avait tout des films que je prends plaisir à regarder: des monstres mutants, des victimes toutes désignées, du sang, des morts, des jolies filles, …

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Définitivement, je n’aime pas le poisson

C’est un véritable coup de cœur pour moi, je compte d’ailleurs suivre la gamme Flesh & Bones de près, sachant que cette collection reprendra des récits horrifiques. Est-ce que cet ouvrage peut être recommandé à n’importe qui? Clairement non, tout comme je ne ferais pas regarder un film d’horreur à quelqu’un qui ne peut le supporter, il en va de même pour Bikini Atoll. C’est gore, c’est sale et il faut pouvoir l’endurer. Loin d’un torture porn, bien plus proche d’un slasher traditionnel, il reste parfaitement abordable même pour les âmes sensibles. Il faut juste ne pas être allergique à Freddy, Jason (ainsi que sa mère), Norman Bates et des autres croque-mitaines.

Pour se procurer le tome:

Bikini Atoll

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