Daredevil: End of Days

Résumé: Quels secrets Daredevil emportera-t-il dans la tombe ? Le journaliste Ben Urich mène lenquête et va être confronté aux plus grands ennemis de lHomme sans Peur. Sans laide de son ami, réussira-t-il à leur échapper ?


Daredevil: End of Daysdaredevil cover

Fiche technique:
Scénario : Brian M. Bendis, David Mack
Dessin : Klaus Janson, Bill Sienkiewicz, Alex Maleev
Editeurs: Panini comics (Vf) / Marvel (Vo)
Date de sortie:  09/03/16
Pagination : 208 pages


Un jour sans fin

Matt Murdock, a.k.a. Daredevil, est en bout de course. Il est vieux, il souffre des choix qu’il a posé et se doute que le combat qui l’oppose à Bullseye va mal finir. Et le voilà à terre, prêt à recevoir le coup qui va mettre un terme à son existence. Son dernier mot sera: Mapone.

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Mapone? Sérieusement?

Ben Urich, son vieil ami journaliste, va alors décider de mener l’enquête pour comprendre la signification de ce mot, pour faire honneur à la mémoire du Diable de Hell’s Kitchen. Nous voilà alors partis sur les traces de la vie bien remplie de notre avocat. Nous y rencontrerons les nombreuses femmes de sa vie, visiblement Matt est quelqu’un de très fécond tant les petites têtes rousses sont nombreuses. Au programme, Natasha Romanov, Typhoïd Mary, Elektra, Echo, oui notre héros est un homme à femmes. On apprendra également au cours du récit que c’est en assassinant le Caïd que Daredevil a franchi le pas de trop, que c’est ce geste qui a entamé sa longue descente aux enfers car à la fin de sa vie, il était devenu un paria. Un récit qui reprend tous les éléments chers à la mythologie de Matt Murdock, ce qui pourrait s’avérer déstabilisant pour les plus néophytes d’entre nous.

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L’ultime combat du Caïd, le début de la fin de Daredevil

This is the end

Petit moment culture, je serai bref. La série End of Days a vu le jour dans la collection The End de Marvel. Le principe est simple, les auteurs en charge des différents scénarios avaient pour objectif de raconter la dernière aventure de nos héros favoris. Ainsi, on retrouve les X-Men, les 4 Fantastiques, Hulk, et d’autres. A la différence des autres récits de la gamme, Brian M. Bendis, scénariste pour Daredevil: End of Days, a voulu rendre son histoire canon par rapport à la continuité. Il espèrait ainsi en faire l’équivalent de ce qu’avait été Dark Knight Returns pour Batman. Plutôt ambitieux de la part du scénariste et appréciable.

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Une fin bien arrosée… Santé!

Red…Rosebud

Revenons en à End of Days, conçu par Bendis et David Mack comme un hommage à Citizen Kane et son Rosebud. Ce film, un classique du genre, voit un homme mourir et prononcer un dernier mot: Rosebud. Un journaliste va alors enquêter pour comprendre la signification du mot. Pas d’inquiétude pour les cinéphiles, vous ne retrouverez pas la même fin que dans le film. C’est juste un hommage, certes appuyé, qui sert à mettre en place l’histoire. Ce faisant et comme je l’expliquais plus tôt, les deux auteurs vont alors nous faire rencontrer tous ceux qui ont contribué à faire de Daredevil le héros qu’il est. Au menu nous avons des femmes éconduites, des ennemis pas toujours remis de leurs altercations avec lui et d’autres révélations.

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Frank Castle dans toute sa splendeur

Parfois le récit semble un poil téléphoné, ce qui est sans doute dû au fait que Bendis et Mack ont conçu l’histoire dans son entièreté. Ils cherchent alors à nous emmener vers la fin souhaitée, utilisant des artifices qui peuvent donner lieu à un sentiment d’exagération, comme exemple la fuite de prison du Punisher. L’homme avait tout le temps nécessaire pour planifier sa fuite mais va attendre sagement Ben Urich pour le faire, lui donnant quelques nouveaux éléments nécessaires à l’enquête. Pour finir ce paragraphe, je fais une parenthèse Bendis. On retrouve un côté très verbeux à l’ouvrage qui ne plaira pas à ses détracteurs. Maintenant, moi, j’apprécie particulièrement cette façon de faire, car cela apporte un réel développement aux personnages.

Quand on parle du Diable, on en voit la queue

Au dessin, on retrouve Klaus Janson et Bill Sienkiewicz à l’encrage. Les deux font la paire, pour le plaisir de nos yeux. On les sent à l’aise avec l’univers Marvel et plus particulièrement Hell’s Kitchen et ses environs. Il faut dire que dans le cas de Klaus Janson, il s’agit de retrouvaille puisque l’homme avait encré les aventures de Daredevil avec Frank Miller. On y retrouve de nombreux personnages, tous sont facilement reconnaissables (pour qui les connait), bref je salue ici leur travail qui est exemplaire. Le seul petit point d’ombre vient de l’ajout des quelques autres dessinateurs qui, même s’ils n’ont pas à rougir de leur prestation, tendent à dénoter du style de Janson. Ces pages sont plutôt rare, la grande majorité de l’ouvrage ayant été dessinée et encrée par notre duo.

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Elektra, un enfant roux… le doute est permis

Daredevil, Netflix et plus si affinités

Il ne s’agit clairement pas ici d’une oeuvre pour commencer Daredevil. Si vous ne connaissez pas du tout le personnage, vous risquez fort de vous retrouver perdu. Cependant, cela ne nécessite pour autant pas une culture encyclopédique. Je dirais même que si vous avez simplement eu le plaisir de regarder la série Daredevil sur Netflix, vous avez largement les bases suffisantes pour appréhender l’œuvre. A mon sens, Bendis et Mack ont réussi à offrir un récit intéressant sur le Diable qui, bien qu’absent, vient se rappeler à notre bon souvenir tout au long du livre. Un récit de Daredevil, sans Daredevil… ou bien? Une petite astuce des scénaristes en fin de tome offrira une piste de réflexion sur l’héritage du Diable de Hell’s Kitchen. Et au final, je me suis laissé aller à l’espoir d’un jour voir Bendis et Mack nous offrir une série sur le Punisher, les scènes le mettant en place sont grandioses et la brutalité du personnage se ressent. Les fans du personnage devraient apprécier, les autres aussi d’ailleurs.

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