Howard le Canard – T01

Résumé: La Terre n’est pas l’environnement le plus approprié pour un canard, aussi Howard doit-il décupler d’efforts pour s’adapter. La première règle pour survivre chez les humains est de travailler, sauf que trouver un emploi quand on a des plumes et un bec n’est pas tâche aisée. Ceci dit, dans l’univers Marvel, un palmipède peut faire un très bon détective. Après tout, il y a bien un raton laveur super-héros ! (Contient les épisodes Howard The Duck (2015) #1 – #5)


Howard le Canard – Tome 1howard 1 cover

Fiche technique:
Scénario : Chip Zdarsky
Dessin : Joe Quinones
Editeurs: Panini comics (Vf) / Marvel (Vo)
Date de sortie:  09/03/16
Pagination : 112 pages


C’est le canard le plus bougon de la galaxie (feat. Picsou) !

Ce lundi, j’avais prévu de vous faire la chronique de Birthright 2, mais Delcourt l’ayant postposé au 06 Avril, j’ai dû trouvé une alternative. Je suis donc allé chez mon libraire habituel et parcouru l’étalage à la recherche d’une idée, idée qui me croisa de son selfie galactique et me fit un « Couac » d’amour. Je rencontrais pour une troisième fois Howard après avoir vu le film attitré et son cameo dans « Les Gardiens de la Galaxie » en compagnie de Cosmo le Chien (dont je pourrais également vous faire une chronique, parce que lui aussi vaut son pesant de plumes).

Howard le Canard, c’est donc un canard originaire d’un univers où il y a beaucoup plus de canards (et où les singes ne parlent pas) qui se trouve projeté dans le nôtre. Il n’a aucun pouvoir, il n’est pas un mutant : c’est juste un canard qui parle.

howard 1 1Un jour comme un autre pour l’ami Howard

Le personnage est un OVNI dans le monde de Marvel, dont la vie est parsemée d’anecdotes cocasses. Par exemple, à l’origine il se baladait simplement habillé d’un gilet (et cul nu, comme tous les canards de l’époque – de Donald à Daffy Duck), mais suite à des soucis avec Walt Disney, il dut être rhabillé. Au caractère caustique et tranché, Howard fait partie des héros atypiques de la maison des idées ; j’étais donc plus qu’heureux de parcourir les pages de la première série depuis 14 ans où il tient le rôle-titre. La rumeur prétend d’ailleurs que Marvel a pu remettre Howard le Canard en avant parce qu’il ne risquait plus d’être accusé de plagiat depuis son rachat par Disney (quelle idée d’aimer autant les canards).

Quand Howard rencontre la Galaxie, les Skrulls et affronte Tante May

Zdarsky s’approprie l’univers du Canard en nous fournissant un univers décalé ou l’accent est mis sur l’humour, les clins d’œil aux aventures précédentes de Howard mais aussi aux grands événements de l’univers Marvel. Tout est prétexte au sourire (Même les notes de l’auteur ne sont pas neutres quand il explique ses références) et la sauce prend souvent. Le passage avec les Gardiens de la Galaxie (puisqu’il en fait la cover) en est la preuve : Howard se retrouve à nouveau enfermé chez le Collectionneur en compagnie de Rocket Racoon qui s’est tatoué… pardon qui s’est rasé les poils pour se tatouer un plan de la base : c’est drôle et on sourit immédiatement.

howard 1 2Prison Break, le reboot

Le comics, lui, se divise en deux parties. D’une part, l’histoire principale qui va mener Howard dans une enquête pour retrouver un collier, à affronter un Skrull porteur d’un gant de l’infini au pouvoir « puissant mais pas trop » (Presque textuellement la description du gant), en passant par son enlèvement par le Collectionneur tout en rencontrant un panel incroyable de super héros. L’autre partie est faite d’histoires courtes comme des apartés de la vie d’Howard.

L’arc principal se suit sans trop de problème (Avec son côté  complétement barré, je pense à Tante May qui braque Howard, un bon délire) alors que les épisodes bonus eux varient d’intérêt. Sur les trois histoires, je retiendrais principalement l’épisode où Howard est traîné en procès par Luke Cage et Iron Fist (j’ai beaucoup ri) et l’épisode avec les sosies des super-héros se lit avec plaisir. La troisième est totalement dispensable (j’ai dû aller rechercher mon comics pour la relire et m’en rappeler, c’est dire).

howard 1 3Ou comment Zdarsky se moque gentiment de Luke Cage et Iron Fist

Des dessins oui mais des dessins pulpeux, nom d’un couac !

(Cela dit je ne sais pas comment rendre pulpeux un canard en dessin mais c’est une autre affaire). Niveau dessin donc, Joe Quinones s’en sort bien. Le rendu est sobre tout en n’étant pas trop dépouillé et les personnages sont assez détaillés pour être bien reconnaissables. A ce niveau donc pas de quoi casser trois pattes à un canard (Hoho la vanne de circonstance) mais ce n’est pas désagréable.

J’ai particulièrement apprécié l’histoire des « Héros à Louer », dessinée par Rob Guillory qui sacrifie au réalisme ce qu’il faut pour en faire un trait plus personnel et expressif (Un peu comme ce que j’aime chez Miss Marvel).

howard 1 4Avoir une photo dédicacée de Hellcat, le rêve de tout canard

Mettre un canard ne fait pas tout, sauf Disney mais il a Flagada Jones

En guise de conclusion, je dirais que je reste quand même un peu mitigé. J’ai passé un bon moment, la lecture n’a pas été difficile, et quand j’en parle à Sire Didymus, il sourit à mes anecdotes. Mais j’ai l’impression qu’on a lissé Howard. Dans ce que j’avais pu lire d’Howard, c’était un personnage vraiment mordant en conflit avec ce monde qui ne sait pas quoi faire de lui. Le ton ici est plus convenu, sans doute pour le rendre plus vendeur (et capitalisé sur son passage au grand écran dans les Gardiens, je suppose).

Si je devais le conseiller, ce serait donc à un public qui aime prendre une pause dans la gamme classique pour une bonne dose d’humour. Public qui devrait néanmoins bien connaître l’univers (Voir pour la fin du tome, connaître au préalable l’actualité Marvel et non Panini) pour pouvoir en apprécier toute la saveur. Une lecture sympathique donc mais à ne pas mettre dans toutes les mains.

howard 1 6Bad Boys whatcha gonna do when they come for you

Et parce que vous commencez à connaître mes diatribes sur les couvertures, et bien sachez que je n’ai rien à reprocher à celle-ci ! Certes, les Gardiens n’apparaissent pas longtemps et certes, c’est commercial, mais la couverture m’a quand même fait sacrément sourire. Mais je vous conseille de jeter un oeil sur les couvertures alternatives qui sont toutes dans l’esprit de la série : totalement décalées et parfois franchement jolies !

Pour se procurer le tome:

Howard le canard – T01

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