La Paris Comics Expo 2016

Sir Didymus vous parle de la PCE:


Jurassic Park dans Paris

Cette année, la Paris Comics Expo (PCE) se déroulait sur trois jours. Je m’y suis donc rendu dès le premier jour, entre autre parce que j’avais une interview prévue avec Matteo Scalera (promis, elle arrivera bientôt) La première chose, c’est le lieu. Je commence par un petit bémol, ça n’est pas forcément facile d’accès si on est lourdement chargé. Tout simplement parce que la PCE se déroulait au Parc Floral de Paris, l’occasion de pouvoir arpenter des chemins plutôt irréguliers, logique on est dans un parc. Cela étant, c’est beau et c’est plutôt relaxant, on se croirait dans Jurassic Park mais sans les dinosaures. Une fois traversé le parc pour arriver au bâtiment où se déroule la PCE, on attaque une première file pour pouvoir entrer.

pce 1Bienvenue à la Paris Comics Expo

Il est alors 15h, la pression monte, mon rendez-vous a lieu dans 30 minutes. Au final, je rentre pile à temps et je fonce chez Urban pour aller me présenter. Il fallait donc compter une petite demi-heure pour entrer, j’ai connu pire. Les jours qui suivront, il faudra compter la même chose si vous arrivez pour l’ouverture, en somme c’est positif mais heureusement que le temps est avec nous. Sous la pluie, ça n’aurait pas eu le même charme. A l’intérieur, vous retrouvez tous les grands éditeurs (sauf Delcourt) dès l’entrée. Les stands se suivent mais ne se ressemblent pas. Urban vous donne l’impression de rentrer dans une boutique, Panini mise sur un carré autour duquel il vous est possible de faire vos achats, Glénat est tout en hauteur, plus petit mais bien rempli, … Bliss Comics répondait présent aussi, ainsi qu’Akileos, et d’autres encore. Bref, il était facile de faire vos achats pour vous préparer à la frénésie de dédicaces à venir.

pce 2Urban, en noir, tel … Batman

Paul Dini et Bruce Timm, un rêve éveillé

Au niveau des artistes, ça fait rêver. Vous aviez Paul Dini et Bruce Timm, J. Scott Campbell, Joe Madureira et bien d’autres. Pour les artistes invités par les éditeurs, vous les retrouviez sur les stands Panini, Urban, Glénat, Bliss Comics et pour les artistes invités par la PCE, il fallait se rendre tout au fond, vous obligeant à traverser tout le hall qui est assez grand, l’occasion de jeter un œil aux différentes boutiques. Finalement, les revendeurs n’étaient pas trop nombreux, de ce côté-là vous pouviez vite en faire le tour. Non, c’était vraiment les artistes qui étaient mis en avant.

Pour les dédicaces, c’était un peu plus complexe. Pour les artistes PCE, vous ne pouviez avoir que trois dédicaces par personne sauf si vous refaisiez la file. Et les files pouvaient s’avérer très longues, surtout chez Bruce Timm et J. Scott Campbell. Il fallait aussi compter sur le fait que les artistes prenaient une pause à midi (ben oui, ils doivent manger) et qu’ils étaient parfois en interview, compréhensible. Ce qui était un peu plus regrettable, c’est que certains décidaient de ne plus signer les comics parce qu’ils avaient des commissions en retard. Si je comprends qu’ils profitent de ce genre d’occasion pour gagner leur vie, c’est dommage que ce soit au prix d’une accessibilité parfois très réduite… surtout qu’ils ne signaient que trois comics par personne. Bon ils ne sont pas les seuls à montrer du doigt puisque vous aviez les classiques revendeurs venus faire signer leurs 50 exemplaires du même comics, à vous donner la nausée.

pce 3Une file pour le brave Humberto Ramos

Pour les artistes des éditeurs, les conditions étaient fixées par les dits éditeurs. Chez Urban, vous aviez droit à une loterie pour remporter un dessin de Matteo Scalera ou de Lee Bermejo, et Paul Dini faisait également des dédicaces. Chez Marvel, c’était aussi une loterie pour remporter un dessin de Valerio Schiti (interview à venir aussi). Glénat vous offrait un ticket à l’achat de comics pour le faire dédicacer avec un dessin en prime, il suffisait de vous rendre à l’heure dite pour obtenir votre précieux petit dessin. Pour Bliss Comics, des dessins étaient offerts aux premiers acheteurs et Paolo Rivera restait toute la journée pour signer vos comics. Là aussi, il y avait de l’abus, mais c’était à prévoir. Ce qui est certain, c’est que tous les éditeurs ont fait de leur mieux pour que tout se passe bien, j’étais vraiment impressionné par leur professionnalisme en dépit d’un public pas toujours facile à gérer.

pce 4Merci à Victor Santos pour ce beau dessin (et à Glénat aussi un peu quand même)

Il me reste encore à vous parler de l’allée des artistes, cet endroit où il vous est possible de faire de belles rencontres et de demander à l’un ou l’autre des artistes présents de vous faire un dessin. Certes, vous n’y trouviez pas Bruce Timm, mais il y avait plein de gens de talent. Par exemple, pour les plus connus (je suis subjectif, je préviens), il y avait Elsa Charretier et Pierrick Colinet, Julien Hugonnard-Bert, JL Mast, … libre à vous de vous arrêter et de discuter avec eux. Les allées étaient suffisamment espacées pour ne pas donner l’impression d’étouffer. Il y avait également quelques animations et petites expositions (sur Star Wars notamment) Ah et si cela ne suffisait, il vous était également possible de vous faire prendre en photo avec des acteurs connus. Au départ, un hall séparé leur était réservé, mais très vite l’organisation a décidé de les faire se mêler au reste de la convention, une bonne chose car ils étaient fort à l’écart autrement.

pce 5Le stand de Glénat et ses belles affiches

Vive la diversité

Cette édition 2016 de la Paris Comics Expo était une réussite. Certes ce n’était pas parfait, je pense à l’endroit où elle prenait place, la file d’attente essentiellement en extérieur, un léger manque de revendeurs, mais on avait quand même droit à de grands invités (Bruce Timm et Paul Dini en tête), une présence forte des différents éditeurs et une organisation toujours à l’écoute. Dans mon fort intérieur, j’espère que la Paris Comic Con fera venir plein de scénaristes, et que la PCE continuera d’exister et invitera des dessinateurs, bref que nous ayons droit à deux conventions distinctes et qui se démarquent par le panel d’invités. Et je termine par des remerciements à Panini et Urban pour nous avoir permis de mener des interviews, à Glénat pour nous avoir reçu avec un sourire et une chaleur appréciable, à Bliss Comics qui ont répondu à quelques unes de mes questions. On se devait d’y aller, forcément on débute dans le milieu et on a pas été déçu de l’accueil. Merci à tous, artistes, éditeurs, visiteurs! Et à l’année prochaine.

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