Suicide Squad – T01: Têtes brûlées

Résumé: Ils étaient condamnés à passer le restant de leurs jours derrière les barreaux, mais le gouvernement en a décidé autrement. Harley Quinn, Deadshot, King Shark et El Diablo font désormais partie d’un escadron suicide envoyé sur le terrain quand une mission s’avère trop dangereuse. Une équipe de super-criminels sacrifiables dont le premier objectif sera de venir à bout d’un stade peuplé de plusieurs milliers de spectateurs infectés. Par quoi ? Par qui ? La Suicide Squad est sur le coup ! (Contient : Suicide Squad Vol. 1: Kicked in the Teeth (#1-7))


Suicide Squad – Tome 1

suicide squad 1 coverFiche technique:
Scénario : Adam Glass
Dessin : Federico Dalloccio
Editeurs: Urban comics (Vf) / DC (Vo)
Date de sortie:  08 Avril 2016


Des têtes vont tomber et on va bien rigoler !

Suicide Squad avant de devenir en août un blockbuster au cinéma, c’est avant tout un comics né en 1987, réunissant les plus grands criminels de l’univers DC incarcérés à la prison de Belle Reve, Iron Heights ou Black Gates (selon les adaptations). L’Équipe a connu plusieurs parutions et la dernière en date, celle du comics, date de 2012 avec la gamme New 52.

suicide squad 1 1Ça ferait un bon film non?

Profitant de la future sortie du film, Urban décide de nous faire découvrir l’équipe dans sa mouture la plus récente. Est-ce que ces  12 Salopards  de DC ont fait vibrer ma corde cynique badass ? Est-ce qu’ils vont me faire oublier leurs homologues des  Thunderbolts chez Marvel ? Sans plus attendre la réponse avec des petits morceaux de super-vilains !

King Shark, Gorilla Grod… Quelqu’un a prévenu Flash qu’il pourrait avoir un problème avec la SPA ?

Tout d’abord une petite mise en place. La Suicide Squad, c’est une équipe qui, sous le tag de Task Force X, fait le sale boulot de l’armée et est supervisée par une certaine Amanda Waller, boule de cynisme froid. Afin de s’assurer de leur obéissance, ils ont tous une nano-bombe implantée dans la nuque qui peut sauter sur commande, ambiance ambiance donc.

La seule carotte (et encore quand on voit les petits gars de l’équipe, j’ai parfois l’impression qu’ils n’y croient pas eux-mêmes), c’est que si les missions sont réussies, les membres de l’équipe obtiennent des remises de peine.

suicide squad 1 2Aïe! Ouille! Même pas mal

On vous résume d’ailleurs tout ça dans une scène d’introduction qui vous présente chacun des membres de l’équipe lors d’une séance de torture bien sympathique. Le ton est clairement donné, on a bien affaire à des ordures et ils ne sont pas là pour sauver les veuves et les orphelins. Le roster est d’ailleurs parfait, entre Deadshot qui fait office de chef d’équipe (étant le plus sensé de la bande), King Shark, qui est un requin humanoïde mangeur d’homme, El Diablo, le bipolaire pyromane, Harley Quinn, la caution sexy psychotique et Black Spider, le vilain en quête de rédemption : on a tous les visages d’une équipe qui n’est pas faite pour fonctionner et c’est ce qu’on en attend.

La suite ne dément pas l’introduction, avec un récit qui va mêler trahison, coups bas, têtes qui explosent et missions sordides dans une joyeuse ambiance malsaine sans les temps morts ponctuée de scènes d’actions toujours plus violentes. Sans mentir, je n’ai pas eu le temps de respirer durant ma lecture, les missions s’enchaînant dans le plus grand chaos et la scène finale nous plante un bon cliffhanger qui m’a fait aimer Deadshot directement.

suicide squad 1 4De la finesse, toujours plus de finesse

Ne vous inquiétez pas, fans de King Shark et des autres, le récit prend le temps de nous expliquer leurs motivations, leurs fêlures (et c’est souvent pour que l’équipe ait plus de problèmes) – un vrai mérite au vu de la vitesse de l’histoire. Peut-être le seul bémol, Harley est présentée dans une version psychopathe nympho qui, si elle a le mérite de rendre vraiment malsaine cette bonne Harley, m’a un peu dérangé pour le côté « en chaleur ». Un peu facile peut-être mais le personnage reste bien installé et son passé est d’ailleurs mis en avant dans le récit.

« Mon poussin, pourquoi m’as-tu quitté ? »

Niveau dessin, Dallochio s’en sort avec les honneurs. Il maîtrise bien les scènes d’actions, rendant la violence des combats avec brio et c’est important dans un récit qui se veut haletant. Pour le reste, les traits sont parfois inégaux (certains visages sont parfois mieux et parfois moins bien rendus), mais ça ne m’a pas gêné dans la lecture.

suicide squad 1 5Harley Quinn se remet à jour, parfois ça ne fait pas plaisir

« El Diablo, cela te vaudra une remise de moitié de ta peine. »

Une bonne surprise, ou pas tellement une surprise d’ailleurs, que j’ai dévorée sans temps mort. Le récit est agréablement tortueux, à l’image de son équipe et les rebondissements sont bien amenés. Un bon petit récit de super-vilains à se caser sous la dent avec plaisir. (King Shark, sors de mon corps avec tes métaphores alimentaires).

Pour se procurer le tome:

Suicide Squad – T01: Têtes brûlées

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*