Rat Queens – T01: Donjons et draguons

Résumé: Hannah, Violet, Dee et Betty, aussi connues sous le nom de Rat Queens, n’ont pas pour réputation de faire dans la finesse. Elles n’ont pas leur langue dans leur poche, leurs armes de guerre non plus d’ailleurs. Elles font parties des cinq groupes de mercenaires chargés de protéger la petite ville de Palissade. Lourde responsabilité pour ces quatre jeunes effrontées, surtout lorsque les aventurières s’avèrent aussi ingérables et destructrices que les adversaires qu’elles combattent… Faudrait-il y voir l’origine de la horde d’assassins lancée à leur poursuite ?


Rat Queens – Tome 1

rat queens 1 coverFiche technique:
Scénario : Kurtis J. Wiebe
Dessin : Roc Upchurch
Coloriste : Roc Upchurch
Editeurs: Urban Comics (vf) / Image (vo)
Date de sortie:   15 Avril 2016


Des dés j’en ai lancé et pas qu’un peu

Avant toute chose, il faut que je confesse que je suis rôliste (et pas soliste comme veut l’écrire mon correcteur d’orthographe) depuis longtemps. Assez longtemps pour justifier que j’ai connu la première boîte rouge de Dungeons & Dragons et que je sois devenu assez vieux et aigri pour critiquer la 4° Edition. Je l’ai donc dans le sang et j’ai dû faire rouler assez de dés pour fournir de l’électricité à une petite ville et fréquenter assez d’univers différents pour pouvoir comparer avec ce bon Docteur Strange.

rat queens 1 1

De drôles de dames

Ce qui veut aussi dire que j’étais particulièrement méfiant d’une incursion comics dans mon média préféré, me préparant tel Gandalf à protéger ma bibliothèque d’un « You shall not pass »… Sauf que j’adore les comics et que j’avais déjà adopté les quatre frimousses des Rat Queens avant même de les connaître et que, victime de mon engouement naturel, j’avais foncé l’acheter chez mon libraire… Alors aurais-je du écouter Gandalf le Gris ou Gollum caressant méthodiquement la couverture de son nouveau précieux ?

Elles sont quatre et toute comparaison avec des cavaliers de l’Apocalypse n’est pas dénuée de sens

Les Rat Queens c’est donc une des compagnies de mercenaire de la ville à l’instar des Quatres Daves (qui s’appellent tous donc Dave), des Abricots (dont la couleur pêche du costume est juste un moment de pur bonheur),  la Confrérie du Catogan (dont tous les membres en sont affublés) et les Ténèbres Obsidiennes (plus daaaark que daaaark).

rat queens 1 2

Farces ou friandises?

Le début est prometteur mais là où j’ai su que c’était pour la vie, c’est dans l’entrée en scène de ces célèbres Queens. Entre Hannah l’elfe classy et hautaine, Violet (je t’épouse quand tu veux) la naine hipster qui se rasait la barbe avant que ce soit cool, Dee la prêtresse athée (un comble pour un prêtre) dont la famille prie des entités lovecraftiennes et Betty la gnome dont un bon repas est composé de bonbons et de champignons hallucinogènes, la messe était dite. L’univers se veut décalé tout en respectant les poncifs du genre.

Prenons un exemple, l’introduction, c’est un lendemain de la veille de beuverie dans une auberge ravagée dont émergent difficilement nos héroïnes avant de se retrouver au trou. On dirait un scénario prétexte de jeux de rôle, une sorte d’histoire tartinée par un maître du jeu pour faire diversion parce qu’il n’avait rien de prévu, si ce n’est qu’ici le propos est assumé comme pour nous rendre complice.

rat queens 1 3

Chasse et pêche

Et ce n’est qu’un exemple car après tout nos héroïnes partent en quête, il y a des trolls immenses pour des scènes de combat épique, les voleurs font des backstab (la compétence iconique des roublards dans le jeu de rôle), on vanne les elfes sur leur âge indéfinissable et leur vue perçante, tout cela sur un ton mordant et un rythme parfaitement bien géré.

Et autre qualité (s’il en fallait encore une) les Queens sont vraiment attachantes. Si, comme Karlaschrey me l’avait fait remarquer, les Queens ne dérogent pas au côté sexy et tenues adéquates, elles ne sont pas pour autant des potiches de princesses. Elles ont un caractère bien trempé, elles mènent la vie comme elles l’entendent et je plains le premier barbare qui voudrait venir les sauver. Ce sont des personnages féminins forts et ça fait vraiment plaisir à voir.

rat queens 1 4

En voilà de la répartie

Des Saurons, t’en croise ou t’en croise plusieurs c’est toujours l’histoire d’un mégalomane qui veut dominer le monde

Niveau dessin, Roc Upchurch maîtrise son style. Les personnages (je vous défie de réussir en temps normal à rendre badass un groupe dont la couleur pêche est la couleur dominante, mais il l’a fait)  et les scènes d’action sont vraiment agréables à parcourir (le combat des Queens contre le troll est vraiment bien ficelé) ; les décors par contre sont un peu « vide » à mon goût mais rien qui n’empêche la bonne lecture.

Et quand on rentre à la Comté, on sent bien que le voyage en valait la peine

Sincèrement un chouette voyage que ce Rat Queens. On sent les dés qui roulent, un relent d’odeur de pizza mâtinée d’un soda quelconque dans une ambiance jeu de rôle comme je les aime. Pour autant il ne faut pas avoir été rôliste pour apprécier le comics, l’humour et les références font parties de la culture geek en général. Un excellent début et une fin qui nous présage des tentacules, sincèrement à conseiller !

Pour se procurer le tome:

Rat Queens – T01: Donjons et draguons

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*