Spider-Men

En affrontant Mysterio, Peter Parker se trouve projeté dans l’univers Ultimate. Il découvre ce monde dans lequel il est mort et fait la connaissance de Miles Morales, le successeur du Spider-Man de cette dimension. (Contient les épisodes US :Spider-Men 1-5, publiés précédemment dans la revue ULTIMATE UNIVERSE HORS SERIE 2)


Spider-Men

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Fiche technique:
Scénario : Brian M Bendis
Dessin : Sara Pichelli
Editeurs: Panini Comics (Vf) / Marvel (Vo)
Pagination : 124 pages
Date de sortie: 06 Juillet 2016


Franchement ce qu’il y a de mieux dans Spiderman…

En 2000 nait l’univers Ultimate, un univers qui se veut différent de l’univers classique et qui permet à un nouveau lecteur de ne pas devoir avoir une connaissance exhaustive de l’univers Marvel. Il faudra attendre 2012 (et les cinquante ans de Spider-Man) pour que ces deux univers se rencontrent enfin, sous la plume de Bendis mettant en scène Peter Parker et son homologue Ultimate, Miles Morales.

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Une rencontre haute en couleur

Alors évidemment ça me parle. D’une part parce que Bendis est un des scénaristes chouchou de la rédac (Sir Didymus ne me contredira pas) avec ses scènes du quotidiens qui font mouches et que c’est parfait pour des histoires de Spidey. D’autre part parce que Miles Morales a presqu’autant mon cœur que Peter Parker (et pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de lire ses histoires, je vous conseille d’attendre octobre et l’omnibus Ultimate Spider-Man Miles Morales ) et que cette rencontre ne pouvait qu’augurer le meilleur. Et enfin parce que les dessins de Sara Pichelli sont souvent superbes. Bref une lecture estivale en perspective (oui je l’ai lu il y a un mois mais j’ai prescription, le site était en vacances) que je m’en vais vous narrer plus en détail.

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Je te tiens, tu me tiens, par la barbichette

… C’est de pouvoir parcourir la ville au bout d’une toile

Comme ce n’est qu’un récit entier qui se suit, je ne vais pas vous égrener les différents chapitres. Je vais tenter plutôt de vous dire en quoi Spider-Men m’a convaincu.

Tout d’abord il y a l’alchimie Bendis. Il aime raconter ses héros et Spidey (Peter Parker) est quand même un sacré bavard. Autant dire que c’est le tapis rouge qui est déroulé pour la plume de Bendis. La première scène d’ailleurs en est un parfait exemple. On y retrouve Peter en train de faire une balade nocturne dans New York (d’où mes précédents titres) dans un monologue mâtiné de scènes d’actions, qui n’empêche pas le monologue de continuer d’ailleurs. C’est sympathique, dynamique et surtout cela crée une alchimie entre le lecteur et la tête de toile, simple et efficace !

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Des fantômes du passé

Ensuite il y a cette rencontre Peter Parker et l’univers Ultimate. Dans l’univers Ultimate, tout le monde sait qui est Peter Parker et c’est un héros aimé, alors que dans l’univers classique rien à faire notre bonne vieille tête de toile passe son temps à essuyer les plâtres d’une réputation calamiteuse. C’est une sorte de mise en abîme de ce qu’il aurait pu être et de le lui faire voir. C’est aussi l’occasion pour lui de rencontrer sa famille de l’univers Ultimate (Tante May et Gwen Stacy) qui sont au courant de qui il était et heureux de pouvoir lui dire au revoir. En fait c’est cette humanité qui m’a toujours plu chez Spidey et le récit de Spider-Men en propose de belles tranches.

Toujours dans la même veine, Miles Morales peut enfin rencontrer son mentor. Les échanges sont drôles, percutant et surtout ce sont deux chouettes gars qui ont enfin l’occasion de se serrer la main. Bien sûr avec les retombées de Secret Wars dorénavant Miles Morales et Peter Parker partagent le même univers, mais à l’époque rien ne présageait qu’ils puissent se voir aussi fréquemment.

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Nick Fury, le roi de la punchline 

Et enfin il y a l’humour de la tête de toile qui dégouline entre les pages. Ses rencontres de l’univers Ultimate donnent lieu à des discussions qui font mouche. Je recommande particulièrement les discussions Parker/Fury. Autre mise en abîme puisque le Nick Fury de Ultimate est particulièrement attaché à Peter Parker et que, pour lui, c’est aussi l’occasion de faire son deuil.

Allez une dernière couche d’amour pour ce tome, en parlant des dessins de Sarah Pichelli. Je l’ai découverte (rappelez-vous que je me suis seulement remis aux comics il y a un peu plus d’un an) avec les Gardiens de la Galaxie dont j’ai d’ailleurs un exemplaire dédicacé. Il y a quelque chose de sobre dans les traits de ses personnages et dans ses décors. Sobriété qui ne nuit pas à la lecture d’autant qu’elle transmet parfaitement les émotions des héros et les humanise.

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Et n’oublions pas qu’il y a aussi un méchant dans l’histoire…

Donc tu t’appelles Spider-Man et pas Spider-Boy ?

Vous l’avez compris, je suis tombé amoureux du récit. Certes il est relativement hors continuité et il ne va pas bouleverser l’univers Marvel mais il est parfait comme il est, un récit parlant d’une transmission de flambeau entre deux héros avec de grands pouvoirs et de grandes responsabilités. Par contre n’allez pas le lire si vous n’êtes pas habitué des histoires de Spidey ou alors préparez-vous à devoir parfois décrocher un peu.

Pour se procurer le tome:

Spider-Men

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