Bad Ass – T01: Dead End

Résumé: Jack Parks, alias Dead End, est le meilleur tueur à gages qu’ait connu Bad Ass. À la botte du Dragon vert depuis six mois, il se rebelle contre son commanditaire et envoie valser toute la clique de mafieux asiatiques. Clope au bec, il poursuit sa vendetta qui le mène jusqu’à Roman City, une ville protégée par l’implacable justicier Black Snake. Mais Black Snake, il l’emmerde.


Bad Ass – Tome 1: Dead End

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Fiche technique:
Scénario : Herik Hanna
Dessin : Bruno Bessadi
Editeurs: Delcourt Comics (Vf) / Dynamite Entertainment (Vo)
Date de sortie:  16/01/2013
Nombre de pages : 96


Dead End ou le monstre de Hanna

Alors qu’est sorti le quatrième et dernier tome de la série, je fais un petit retour en arrière sur ce comics qui m’avait échappé jusque-là. Je commence par les remerciements d’usage, mon libraire qui, me voyant arriver, me demande si je connais ce comics français édité par Delcourt, qui vaut la peine d’être lu m’explique-t-il. J’hésite, je me demande ce que ça peut bien valoir mais ce n’est pas tous les jours qu’on me recommande une lecture, je repars donc avec le premier tome sous le bras. Me voilà en possession de ce Bad Ass 1er du nom.

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Mon passe-temps favori? Faire trébucher des enfants, ah ah … …

Et il raconte quoi? On va suivre les aventures d’un anti-héros, notre héros, ou plutôt un super-vilain, du nom de Dead End. Et ce petit gars n’est pas forcément des plus sympathiques, violent, cynique, il a tout pour déplaire et pourtant… et pourtant on se plait à lire ses aventures. Nous allons avoir d’un côté son « origin story » qui revient sous forme de flash-backs et de l’autre nous allons le suivre dans un vol de diamants qui se trouvaient en possession de la mafia locale. Cet acte va bien évidemment lui attirer bon nombre de soucis, ce sera aussi l’occasion pour nous d’en apprendre plus sur la ville de Roman City et les personnages qui la composent. Ce personnage, Dead End, créé par Herik Hanna, est un patchwork de plusieurs personnages (selon l’auteur): Deadpool, Bullseye et Deathstroke. Un mélange qui prend facilement, pour notre plus grand plaisir.

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Par un tour de magie, on passe en version anglaise 

Aimer, c’est ce qu’il y a de plus beau

On notera beaucoup d’influences et de clins d’œil, je vais en citer quelques uns: Roman City pour Gotham City, nous avons un Batman en Black Snake (et une version noire de Alfred également), The Voice qui a des airs de Catwoman, … C’est une volonté de la part du scénariste, Herik Hanna, qui nous offre un récit rempli de son amour pour les comics. Il faut y voir un hommage, plus que des moqueries, l’homme aime les comics et a tout de suite foncé lorsqu’on lui a proposé de pouvoir écrire Bad Ass. Et cet amour se sent, et je répète souvent ce mot je le sais, mais c’est difficile de ne pas en parler. Mais continuons sur le scénario, s’il est assez classique, certains choix opérés permettent de détacher Bad Ass de la concurrence.

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On reste en anglais, et on obtient la preuve que le titre n’est pas volé. Bad Ass, non?

Tout d’abord, le fait que le récit a été conçu dans sa globalité, avec le début et la fin, quatre tomes pour raconter l’histoire de Dead End. Pas la peine de faire un récit à rallonge, on va à l’essentiel, l’histoire avance rapidement et les révélations arrivent, en nous surprenant mais tout en gardant une cohérence. Ensuite si les origines du personnage de Dead End sont décrites et si, comme les mutants de chez Marvel, il a subi de nombreuses brimades quand il était plus jeune, ici notre personnage ne va pas en sortir grandi. S’il est devenu un super-vilain, c’est bien à cause de son vécu, du coup quand on suit les flash-backs, ils ont un un intérêt direct dans les actions de notre personnage. Et notons que c’est relativement rare de profiter de la présence d’un super-vilain au premier plan. C’est plutôt une exception que la règle, un parti pris par l’auteur que je salue.

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Une couverture à l’américaine pour le marché américain, mais pour un comics français

Elémentaire, mon cher Bessadi

Herik Hanna et Delcourt ont choisi d’un commun accord le dessinateur Bruno Bessadi, ce qui d’ailleurs aurait bien pu ne pas être le cas mais en découvrant que Bruno Bessadi était un grand fan de Hulk et qu’il était capable d’adopter un style très « comics » mais qu’il n’avait simplement jamais eu de projets sur lequel l’employer, le choix fut arrêté sur le dessinateur. Et je dois dire que je trouve bien peu de choses à reprocher, Bessadi n’a certainement pas à rougir de son travail sur Bad Ass. Ça colle parfaitement à l’ambiance, on apprend même dans l’interview de Hanna que Bessadi a fait quelques suggestions dans le design des personnages. Par exemple, la mèche de cheveux qui dépasse du masque de Dead End et le fait qu’il porte des Converse, lui donnant un look enfilé à la va-vite. Bref on sent un duo qui marche, ça fait plaisir. Au delà de ça, je note que le graphisme possède un petit côté rétro qui n’est pas pour me déplaire, on se rapproche des grands noms du monde du comics, mais sans trop chercher à innover cependant.

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Ok, ok… il est à toi! Mais alors j’ai le droit de garder mon Bad Ass Tome 1?

Bad Ass 1, où la révolution française?

Le comics français, ça vaut la peine? Oui, définitivement oui. Ce n’est pas une révolution du genre, loin de là, mais Bad Ass mérite sa place et n’a pas volé la notoriété qu’il a acquise chez nous, mais aussi outre Atlantique puisqu’il est publié là-bas également. Un récit très agréable à lire, qui (et c’est la dernière fois que je le dirai dans cette critique, promis) nous fait ressentir tout l’amour de ses auteurs pour le médium concerné, le comics. Merci Delcourt d’avoir tenté cette belle aventure, on en redemanderait volontiers si on poursuit sur cette qualité. Il ne me reste plus qu’à lire la suite, et de pouvoir me faire une idée sur l’ensemble du scénario conçu de bout en bout par Herik Hanna.

Pour se procurer le tome:

Bad Ass – T01: Dead End

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