Deadshot et les Secret Six – T01: Six degrés de dévastation

Résumé: Désormais libres des griffes de la Société Secrète, les six super-vilains renégats se retrouvent à remplir les missions les plus périlleuses, au cours desquels leur confiance est mise à rude épreuve. De nouvelles recrues de poids rejoignent Deadshot, Catman, Ragdoll et Scandal Savage en la personne d’Harley Quinn et du Ventriloque ! (Contient: Secret Six: Six Degrees of Devastation + Birds of Prey #104-109)


Deadshot et les Secret Six – Tome 1: Six degrés de dévastation

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Fiche technique:
Scénario : Gail Simone / Teddy Bedard
Dessin : Brad Walker / Nicola Scott
Pagination : 264 pages
Editeurs: Dc Comics (Vo) / Urban Comics (Vf)
Date de sortie:  09 Septembre 2016


« C’est pire que les goulags de Staline ! »

Profitant de la vague Suicide Squad (tout le monde ou presque les connait, sauf ma grand-mère mais elle a une excuse, elle ne va jamais au cinéma) et de ses bons résultats au Box-office, Urban Comics ressort des archives les aventures d’une autre équipe de super-vilains, les Secret Six. On transforme le titre en « Deadshot et les Secret six » et on mentionne Harley Quinn, le tour est joué.

Mais qui sont vraiment les Secret Six ? Et bien c’est une équipe de mercenaires/super-vilains composée dans le désordre de: Ragdoll, Deadshot, Catman, Scandale Savage et K-O à qui se rajoutent des guest star selon les épisodes pour rester sur le chiffre six. Et là vous allez certainement cliquer sur les liens Wikipedia parce que les noms (excepté Deadshot) risquent de ne pas vous être familiers.

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On sourit pour la photo! Ouistitiiiiiii

De plus l’histoire se déroule avant les « New 52 » mais après Infinity Crisis. Difficile donc, pour le lecteur récent, de s’y retrouver facilement. Et cerise sur le gâteau, vous n’avez pas une série unique mais une série et une partie d’une autre (centrée sur les Bird of Prey) réunies dans ce tome. De quoi dérouter le lecteur aisément.

Heureusement Urban a bien fait le travail. D’une part il vous propose un résumé des épisodes précédents (sorti chez Panini à l’époque) qui peut demander un peu de recherche. Et surtout, comme à l’accoutumée, un Who’s Who de l’équipe et de leurs principaux antagonistes (dont les Bird of Prey) qui aide vraiment à cerner les personnages.

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Bouh!

« Six degrés de dévastation, c’est pas une repompe de Fifty Shade par hasard ? »

Trêve de plaisanteries (oui elle n’est pas terrible mais j’y ai pensé quand j’ai lu le titre et je voulais partager) et entrons dans le vif du sujet.

La première partie fait la part belle à une mission de routine des Secret (un gars à buter en plein milieu d’une prison en Corée du nord) et des conséquences de leurs actes précédents (le résumé d’Urban en début de livre qui vous explique que l’entièreté des super-vilains s’étaient alliés contre la Justice League sous la bannière d’Alex Luthor, sauf nos Secrets, et que du coup ils se sont fait pas mal d’ennemis) orchestré par le Docteur Psycho.

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Here come the ninjas!

Alors oui j’ai déjà mis deux liens Wikipedia mais sincèrement l’histoire se lit d’une traite et avec plaisir. Chaque membre de l’équipe est mis en avant et aisément caractérisé ainsi que les relations entre eux et on se laisse porter par l’histoire. Certes ce n’est pas du drame shakespirien mais c’est ça se laisse bien lire avec ces moments wtf qui viennent jalonner le récit (le guest star de l’équipe c’est quand même le Chapelier fou). Sincèrement c’est relativement dense et on ne peut pas dire qu’il y ait beaucoup de scènes qui meublent. Un bon gros récit donc, une pincée de cynisme de vilains, du plaisir quoi ! (et il y a une blague graveleuse sur Power Girl, remplissant le quota des références faciles de DC).

La seconde partie est tirée de Birds of Prey, pas de doute d’ailleurs puisqu’on commence le récit par elles. Ça peut perturber du coup mais ce n’est pas rédhibitoire. C’est l’occasion de voir une seconde équipe qui même si pas autant décrite que les Secret a quand même son lot de propre soucis (bon alors par contre, c’est vraiment pointu comme soucis et ça n’impacte pas le titre principal, les Secret mais ça ne gâche pas pour autant le récit, je rassure). Ici on est dans une histoire d’armure soviétique que les deux groupes convoitent et d’une conspiration occulte avec une pincée de Raspoutine.

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Catman, l’homme qui murmurait lèchait l’oreille des femmes

L’histoire est plus une excuse au combat entre les deux équipes, ça frappe dans tous les sens, c’est relativement violent et le twist final les met tous à genoux. On en a pour son content d’action dans tous les sens et de héros/vilains costumés, sympathiques comme tout. La guest star de cette partie est Harley Quinn mais que les fans de Quinzel soient prévenus, elle n’y apparaît que quelques pages et d’ailleurs n’est pas spécialement mise en valeur.

L’histoire finit sur un épilogue, quelques semaines plus tard, avec son dernier coup de théâtre, introduisant les enjeux des Neo Dieux. Un « A suivre » clôture le tome, nous invitant à prendre notre mal en patience.

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On ne choisit pas sa famille, mais ses amis… sauf Ragdoll

« Cher monsieur boulette de viande… »

En résumé, même si le côté marketing (que je comprends d’un point de vue commercial) post Suicide Squad m’a relativement fatigué, pour une fois je n’irai pas le reprocher. Sinon on aurait sans doute pas eu l’occasion de croiser les aventures de cette équipe de super-vilains méconnue et ça aurait été dommage.

Certes c’est relativement loin des comics qui sortent maintenant (on est en New 52 et pré Rebirth alors que là on parle d’événements antérieurs) mais ça n’a pas trop vieilli. Les enjeux peuvent dépasser le lecteur mais l’histoire se laisse néanmoins lire et puis la plume de Simone a su me rendre sympathique les différents membres des Secret. Une bonne découverte donc, à lire si on a envie de se changer un peu les idées et que sa liste de comics à acheter est déjà bouclée. Et surtout une bonne alternative à Suicide Squad, le comics, pour ceux qui veulent lire du méchant plutôt que des bons sentiments.

Pour se procurer le tome:

Deadshot et les Secret Six – T01: Six degrés de dévastation

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