Pretty Deadly – T01: L’Écorcheuse

Résumé: Oyez le chant de Ginny Face de Mort : “Toi qui exiges réparation, invoque son nom, entonne sa chanson, Sonne le glas qu’elle entendra depuis les enfers. Ginny chevauche le vent pour toi, mon enfant… Le vent souffle pour la Mort !” Ginny est la fille de la Mort, au visage marqué des stigmates de son père. Elle chevauche son destrier de fumée à travers un Ouest sauvage et sans concessions où magie et poudre ne font pas forcément bon ménage.  Dans la cruauté d’une Amérique qui se cherche et se construit dans le sang et la violence, Ginny traque les pêcheurs, les coupables. Mais au terme de sa quête de vengeance, saura-t-elle aller jusqu’au bout pour affronter son propre destin ?


Pretty Deadly – Tome 1: L’Écorcheuse

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Fiche technique:
Scénario : Kelly Sue Deconnick
Dessin :  Emma Rios
Editeurs: Glenat Comics (Vf) Image (Vo)
Date de sortie:  09/06/2015
Nombre de pages : 160


D’habitude je claque des punchlines mais là le résumé est juste trop  badass

Nous sommes donc le 07 Septembre 2016 et je présente officiellement mes excuses au karma de ne jamais avoir ouvert Pretty Deadly à ce jour. Il était pourtant là dans ma bibliothèque, acheté par Karlaschrey, la dégaine de Ginny Face de Mort goguenarde, une odeur de tumbleweed, et ma fainéantise (ou le trop plein de lecture) me l’avaient toujours reporté dans mon agenda.  Je suis d’autant plus coupable qu’entretemps j’ai lu Bitch Planet (aussi de Kelly Sue Deconnick, que Karlashrey a critiqué ici et qu’on a eu l’honneur d’interviewer) et que j’aurais dû me botter le cul… C’est l’histoire de ma vie, c’est pas ma première critique post-sortie de toute façon.

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Un lapin blanc… Alice…. Un air de Lewis Carroll, n’est-il pas?

D’ailleurs je ne comptais pas en faire la critique, juste lire un comics dans le train, mais à partir du moment où j’ai l’impression de respirer la poussière, occulte, d’un désert de Western alors que je passe le temps ; j’ai eu envie de vous faire partager ce petit moment de plaisir surnaturel. Préparez vous donc à me suivre dans un ouest sauvage qui promet, avec un arrière de couverture qui fait autant office de comptine pour enfant qui transpire la mauvaise idée, un devant de couverture avec Ginny « badass » Face de mort et un Kerym avec des santiags (même s’il les porte surement mal).

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Un vieil aveugle, une jeune vairon, les personnages ont de la gueule

Oh regarde petit lapin, on dirait qu’il veut jouer !

Pretty Deadly c’est donc un bon vieux Western avec de la dynamite occulte. Pas n’importe quel occulte hein, non: la Mort « Cœur Glacée », le maçon aveugle, la fille de Cœur Glacée, la  gamine aux yeux vairons et le rouquin qui en dit pas assez mais qui en a déjà fait trop et enfin la femme qui voit les morts. Ça sent le conte, le bon celui qu’on peut raconter un verre de whisky à la main, et sincèrement DeConnick nous tape là des personnages qui se mériteraient un comics pour raconter leurs origines à chacun. Rien que l’introduction façon commedia far west qui nous narre une histoire qui n’est pas innocente pour le lecteur, donne la rondelle de citron du mojito (parce que j’allais pas dire les glaçons dans le whisky, ça se fait pas).

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Quand je vous disais qu’on parlait d’Alice… et c’est la Mort qui le dit

La suite du récit maintient le rythme dans une fresque prophétique qui en vaut franchement la peine. Parfois je me suis perdu en route, j’ai dû remonter une page ou deux pour mieux reprendre l’histoire mais c’est parce qu’on est dans du dense et qu’il y a de quoi perdre pieds (mais jamais longtemps). J’en suis sorti avec la banane et (comme vous pouvez le lire) un enthousiasme se voulant communicatif.

Sissy the Death next door (comprendra qui pourra)

Rios nous emmène dans l’univers de DeConnick et lui donne des images là où le son était déjà présent.  Elle donne à chacun de ses personnages un je ne sais quoi d’unique et prête à l’univers des touches sombres et sanglantes là où c’est le mieux.  Franchement ça donne encore plus de relief à l’œuvre et c’est un bonheur.

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Et hop, un hommage aux films de Sergio Leone, avec un duel de regard

A lonesome cow-boy certes mais roux s’il vous plait !

Si vous ne l’avez pas lu, lisez le donc ! Si vous l’avez déjà lu, relisez le en pensant à moi (ou à votre hamster fétiche, je ne suis pas contrariant). Cerise sur le gâteau, Image annonçait en 2015 la sortie d’un tome 2 (je suis en retard sur tout, je sais) avec toujours Rios au dessin ! Vivement sa sortie française que je puisse le dévorer (et normalement en faire la chronique autrement qu’un an en retard).

Pretty Deadly, merci pour ce moment de lecture et Ginny « Face de Mort » et sa badassitude !

Pour se procurer le tome:

Pretty Deadly – T01: L’Écorcheuse

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