Ultimate Spider-man

Résumé: Après la mort de Peter Parker, un nouveau héros endosse le costume de Spider-Man. Ladolescent Miles Morales va devoir affronter des ennemis expérimentés. Remplacer Peter va s’avérer être une tâche plus ardue qu’il ne l’imaginait. (Contient les épisodes US : Ultimate Comics : Spider-Man 1-28 et 200, publiés précédemment dans les revues ULTIMATE UNIVERSE 1-14)


Ultimate Spider-Man

ultimate-spider-man-coverFiche technique:
Scénario : Brian M. Bendis
Dessin : Sarah Pichelli, David Marquez, Chris Samnee
Editeurs: Panini Comics (Vf) / Marvel (Vo)
Date de sortie:  05 octobre 2016


« Il y aura toujours une araignée pour veiller sur New York »

Commençons par une petite histoire d’Oncle Kerym. Il y a de cela des années (2008), je sortais de ma salle de sport et et sur un coup de tête j’achète « Ultimate Spider-Man » ou les aventures de ma tête de toile préférée version Ultimate. A l’époque je ne connaissais rien de l’univers Ultimate et je ne me suis même pas intéressé à l’auteur du comics (Bendis). J’ai juste dévoré le premier tome, heureux de retrouver mon héros préféré. Seulement ayant moins de moyen qu’aujourd’hui, je délaissais rapidement la gamme et les comics (après 4 tomes qui trônent toujours dans ma bibliothèque d’ailleurs) pour n’y revenir que beaucoup plus tard.

ultimate-spider-man-2Une introduction avec la dose d’humour qu’il faut, c’est ça Spider-Man!

A mon retour (2015 pour ceux qui suivent), je me suis replongé durablement dans tout cela (quelques mois plus tard, je rejoignais Be Comics d’ailleurs) et j’eus l’occasion de découvrir l’univers Ultimate, certes trop tard mais quand même. La mort de Peter Parker et l’apparition d’un nouveau Spider-Man défilaient devant mes yeux avec ce goût amer d’être passé à côté de quelque chose. Et voilà qu’il y a quelques mois, je mets la main sur Spidermen (que j’ai aimé et accessoirement chroniqué ici) et refrustration Miles Morales me parait de plus en plus sympathique. Et enfin Panini annonce un Omnibus sur Miles Morales. Comprenez que ce fut une sorte de petite victoire personnelle et une danse de la victoire pour moi ! En plus, et là ça fait coup du destin, je pars en vacances pendant dix jours et j’ai promis (sous la menace bien sur) à Sir Dydimus de lui faire une dernière chronique… L’occasion était trop belle pour la manquer !

Aussi laissez-moi vous présenter Ultimate Spider-Man et son univers de toile ! (je n’ai pas trouvé de meilleur blague, parce que « Et son univers impitoyable » ça fait quand même un peu trop soap opéra)

ultimate-spider-man-3Et en plus de l’humour, n’oublions pas les moments tristes… Bendis est un génie (?)

« D’Oncle Ben à Oncle Aaron, il y a juste un casier judiciaire »

L’Omnibus va nous emmener à travers les deux premières années d’héroïsme de Miles et de sa construction en tant que héros. Déjà, et c’est du Bendis tout craché, rien à faire mais il y a quelque chose d’organique dans ces personnages et dans leurs dialogues. C’est à mon sens la plus grande qualité de Bendis, il construit des personnages minutieusement et les dote de scènes, certes bavardes, mais riches en profondeur. On aime ou on n’aime pas mais je l’ai déjà dit (et je le redirai souvent) Spidey (et ses spidey’s parce qu’ils deviennent nombreux) sont des personnages bavards qui doutent d’eux même et que le quotidien n’épargne jamais. Bendis excelle la dedans.

ultimate-spider-man-1Ou quand Miles Morales fait un cosplay de Spider-Man

Le début de l’histoire en est un bon exemple. Miles, c’est un gamin de treize ans qui fuit ses pouvoirs et qui à la mort de Peter Parker prend conscience qu’il aurait pu peut-être aider et faire la différence. Cette prise de conscience il l’a avec Gwen Stacy aux funérailles de Parker. Un simple dialogue entre une amie endeuillée et un futur super héros. Bendis transmet le flambeau juste comme ça, par un échange entre ces deux personnages. Le moment est émouvant, simple et porteur. Bendis quoi ! (Oui je suis assez fan de l’auteur.. Bon j’ai eu un peu de mal avec ses « Uncanny X-men » que je trouve creux passé les bonnes idées mais pour Spidey, il est impecc)

Une fois le flambeau prit, l’histoire prend alors son rythme. Que ce soit sa rencontre avec Nick Fury, une famille qui ignore tout de sa seconde vie (un classique des têtes de toile), une vie étudiante  en dents de scie, et les conséquences de la Guerre civile qui va secouer le monde d’Ultimate. Notre petit bonhomme va connaître l’amertume d’être un héros et à l’instar de Peter connaître le deuil (Je ne spoilerai pas plus). Ce passage m’a un peu frustré personnellement parce que j’ai l’impression de manquer de cartes pour tout comprendre et pourtant la magie opère. Miles Morales se pose comme un digne successeur de Peter Parker au travers des histoires, en héros humble qui veut juste bien faire.

ultimate-spider-man-6Et voilà, un ninja vient de passer et à couper un oignon sous mes yeux larmoyants… pffff

A nouveau je salue l’écriture de Bendis. Les doutes d’un Captain America, qui se sentant coupable de la mort de Peter, hésite à former un nouveau Spider-Man sonnent juste.  Aussi juste que la frustration de Spider Woman, clone raté de Peter, de voir Miles ne pas être à la hauteur de l’héritage de Spider-Man. Plus que la transmission de flambeau, c’est tout l’univers qui finit par être transmis.

Et pour finir l’Omnibus, on clôture sur les deux ans de la mort de Peter et on lui offre un dernier hommage. Dans le contexte de l’Omnibus, le passage fonctionne déjà bien mais je n’ose pas imaginer l’effet sur les lecteurs qui suivaient le kiosque. La commémoration est organisée par Tante May (la tante la plus cool de la galaxie), et elle réunit tout le monde (sauf Tony Stark, il est très pris. Après il a envoyé son meilleur traiteur pour le repas). L’occasion pour chacun de s’exprimer sur le héros disparu et sur ce qu’il aurait pu devenir. Autant d’habitude je n’aime pas qu’on enlève la vedette au héros du comics pour mettre en avant un autre autant ici j’ai trouvé l’hommage parfaitement digeste.

ultimate-spider-man-7Oncle Gwen Stacy m’a dit un jour: De grand pouvoirs amènent de grandes responsabilités

« En parlant de toile, si on parlait dessins ? » (Même pas peur le Kerym)

En parlant d’auteur que je ne connaissais pas, parlons dessinateur que j’ai rencontré à la London Super Comic Con et à qui j’ai fait dédicacer mon Gardiens de la Galaxie un peu par hasard. Je veux parler de Sara Pichelli. Depuis j’ai appris à apprécier le trait de Pichelli et j’ai vraiment pris plaisir à la retrouver dans l’Omnibus. Je me suis d’ailleurs juré qu’à l’occasion de la revoir, je mettrais la main au portefeuille pour avoir un petit sketch dans mon omnibus.

Chris Samnee et David Marquez ne sont pas en reste mais voilà j’aime beaucoup Pichelli et je voulais offrir une parenthèse sur elle. Après l’ensemble de l’ouvrage est vraiment agréable à regarder et le fait que les styles des différents dessinateurs ne soient pas trop tranchés permet de ne pas décrocher du récit.

ultimate-spider-man-5Spider-Man rencontre Spider-Woman, qui est le vrai imposteur?

« Un grand pouvoir, des grandes responsabilités et beaucoup de pages plus loin »

Un peu plus de mille mots plus tard et j’arrive en fin de chronique. Si je devais résumer ce qui m’a plu, je dirais qu’on a ici un récit avec un héros humain, héritier de la tradition des têtes de toile que l’on voit grandir et trébucher et remarcher à nouveau. C’est ce qui a toujours fait la force des spideys, ce sont des hommes (ou femmes hein) qui qu’importent combien de fois ils sauveront le monde, ils n’en resteront pas moins simplement humain.

Un beau voyage qui se laisse parcourir sans se lasser et qui rejoint ma collection de comics lus ! Sur ce, je vous souhaite deux bonnes semaines et je file vers mes vacances ! On se retrouve (pour ma part, car Sir Dydimus continue à publier) après la Paris Comics Con où je serai présent !

Pour se procurer le tome:

Ultimate Spider-man

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