Le Comic Con Paris 2016 – nos impressions

Kerym vous parle du CCP:


Kerym et la Paris Comic Con (Parce qu’il n’y a pas que Martine qui a droit à ses aventures)

La Paris Comic Con revenait pour sa seconde édition ce 21-22-23 Octobre à la Grande Halle à Paris avec une affiche de Marco Checchetto pas vilaine du tout et Be Comics y était !

ccp-2016-4

Tout d’abord, et  c’est une analyse de comptoir à la Kerym, le monde du comics n’a jamais été aussi ouvert.  On peut remercier les films Marvel et les films DC (et là je pleure parce que Suicide Squad y joue beaucoup… malheureusement) qui ont popularisé un genre sacrément plus confidentiel avant. En bien ou à tort c’est une autre histoire, mais force est de reconnaître que le monde du comics est dorénavant décliné sur tous les supports et que donc ça se ressent. Point positif certain, il y a du monde et on n’a pas l’impression de se retrouver à la convention des collectionneurs de timbres défectueux. Point négatif parfois j’avais l’impression que le côté bande dessiné du comics était un peu mis de côté (encore je relativise y a de très bonnes conférences) dans les stands.

Si je commence par cette introduction, c’est que ça va me permettre d’expliquer l’agencement de la Paris Comic Con et de ce qui m’a gêné. Lorsqu’on rentre à la Paris Comic Con…

ccp-2016-3

Oh wait ! Commençons avant cela et parlons des files d’attente. Lorsque vous vous rendez à la Paris Comic Con,  il y a une file cosplay presque vide et une file « Acheter votre billet sur place » presque vide aussi et une file « Toi aussi tu croyais bien faire donc t’a acheté à l’avance » longue mais longue…Encore maintenant je me demande comment on peut envoyer comme message « Surtout ne prévenez pas que vous venez, c’est plus simple pour organiser »… Toujours est il que j’ai eu le temps de fatiguer avant même de commencer et que ce n’est pas les sacs offerts à l’entrée qui m’ont consolé… Mais reprenons donc !

Donc à la Paris Comic Con quand vous rentrez, y a un hall immense qui vous accueille et des mezzanines partout autour. Sur ces mezzanines, il y a des files pour les dédicaces, il y a le coin des artistes et il y a un magasin de GN (Et là moi qui pourtant faire du GN depuis des années, j’ai cherché le lien de cause à effet entre mes deux hobbys). Pour les files de dédicaces, je n’ai d’ailleurs rien à redire. J’ai eu mon ticket et ça s’est bien passé. On sent juste qu’il n’y a pas tant de fans de comics présents parce qu’il y avait plus de files pour les acteurs et youtubeurs que pour les artistes de comics proprement dits. Ce ressenti, je l’ai encore plus eu en parcourant les allées d’artistes. On y mélange deux cosplayers (dont le sosie officiel de Spock), des artistes amateurs (et sympathiques) et des artistes proprement dits. Ce joyeux brouillon ne met personne à l’honneur et voir que Chad Hardin, Greg Pak ou Erik « fucking Image » Larsen s’ennuyaient derrière leur stand, ça m’a quand même fendu le cœur.  Bon du coup j’ai pu un peu papoter avec Chad Hardin et offrir une dédicace à Karlaschrey mais j’avais quand même le sentiment que ces artistes n’étaient pas mis en avant.

ccp-2016-2

Au niveau des exposants, il y avait Glénat, Panini, Bliss et Delcourt. Panini avait vu les choses en grand avec une véritable boutique des sorties comics, un espace dédicace avec les sorties des films Marvel sur les écrans. Fort sympathique et aéré, dommage que j’étais à jour. Du côté de Glénat, l’espace était plus restreint mais les collections bien mise en avant et un espace dédicace pour aller jusqu’à quatre artistes. Bliss Comics avait sans doute le plus petit des étals mais tout y était et surtout Trevor Hairsine y était en dédicace (et franchement sur ce point ils ont géré). Enfin, comme Delcourt je n’ai pas été voir (honte à moi), je n’en parlerai pas.

Du côté télévision/cinéma un gros stand Canal + (avec des statues Tortues Ninjas pas vilaines) et des animateurs motivés (j’ai une pensée émue pour le stand Panini juste en face qui devait les entendre toute la journée), un stand avec les tenues tirées de la série Arrow et Supergirl (l’occasion de le voir en grand après s’être frayé un chemin à travers les curieux) sans compter les séances dédicaces qui étaient mieux gérées que les files dehors (remarquez comme j’ai aussi fait ma file photo avec Mike Colter, je vais pas m’en plaindre). Niveau cosplay dixit John (notre cameraman attitré d’un weekend) c’était moins fourni qu’à la Japan Expo mais y en avait quand même quelques-uns (dont une tripotée d’Harley façon Suicide Squad… Mais pourquoi… Pourquoi après un navet pareil ? Enfin bref). Mention spéciale aux trois Spidermen mais je suis partial et fanboy.

ccp-1

Globalement donc la Comic Con Paris ne fut pas une expérience mauvaise. Je reste sur ma faim au niveau comics même mais l’aspect pop culture était bien représenté. J’y retournerai sûrement, ne fusse que pour les éditeurs, mais pour le côté pur comics ce sera sans doute plus à la London Comic Con que j’irai.

Sir Didymus vous parle du CCP:


Nous sommes vendredi matin, le soleil brille, les oiseaux chantent et notre convoi se met en route pour Paris. Une convention comme celle-là, ça ne s’improvise pas, on vérifie encore pendant le trajet que tout est en ordre et on en profite pour revoir les interviews et le planning. On a beau être une petite rédaction dans un petit pays, on en reste pas moins sérieux (dans le cadre du travail du moins). Quelques heures plus tard, nous voilà aux portes du Comic Con Paris. On est vendredi après-midi, à ce moment-là on entre sans trop de difficulté dans le bâtiment, la Grande Halle de la Villette. A l’entrée, vous pouvez récupérer des sacs plutôt pratiques, aux couleurs de héros DC (Arrow ou Flash), un point positif. On a rendez-vous pour une interview chez Glénat, problème on ne connait pas l’emplacement du stand. On avance donc en aveugle, vu que le stand d’accueil… ne se trouve pas à l’entrée mais en plein centre de la convention, étrange idée. On arrive au stand, on récupère un plan et on pose toutes nos questions à une bénévole qui nous répond avec le sourire, nous voilà sauvés. Du centre, on voit le stand Panini qui est majestueux, imposant, ils y ont clairement mis les moyens, et le stand Delcourt, certes plus petit, mais avec une annexe mettant en avant les œuvres des artistes.

ccp-2016-5

On arrive chez Glénat, on se présente et on nous dirige jusqu’à l’espace presse bien gentiment. Là, on s’annonce aux deux bénévoles en charge de vérifier que nos noms sont bien sur la liste et, ô surprise, nous n’y sommes pas. Nous ne sommes pas inquiets, mais pressés par le temps, on nous fait attendre sur le côté le temps de vérifier nos dires. La responsable ne peut pas se déplacer en personne mais confirme par téléphone que nous sommes autorisés à rentrer dans l’espace presse. Enfin nous y voilà, on va pouvoir s’installer et préparer le matériel. Un bon point cette année, l’espace presse est à l’écart du bruit et est séparé des artistes. Ils ont donc leur tranquillité, nous avons la nôtre et les visiteurs ne sont pas dérangés par tout ce qu’il se passe en coulisse. On enchaîne trois interviews (à venir sur le site), on range le matériel et on retourne se mêler à la foule pour profiter de l’ambiance… euh?

En fait, c’est calme, très calme. Le vendredi n’a pas eu un grand succès visiblement, au moins nous pouvons circuler facilement et faire un premier tour dans l’Artist Alley qui a été déplacée à l’étage. Pourquoi pas, au moins on trouve facilement les artistes mais par contre, ils sont un peu mis de côté par rapport à tout le reste et puis c’est bizarrement agencé. Vous avez des cosplayers professionnels au milieu de dessinateurs, des petites boutiques dans les coins et on mélange allègrement les grands noms et les plus petits. On refait un dernier tour au stand Glénat avant de partir, on dit au revoir aux artistes rencontrés et on rentre sagement se reposer car une deuxième journée nous attend.

ccp-2016-6

Samedi matin, on se lève tôt et on fait bien. Nous arrivons devant la Grande Halle de la Villette et la foule est présente. On se rend vite compte de deux choses, la file pour les cosplayers est largement plus petite que celle des autres visiteurs et ceux qui n’ont pas acheté leurs billets à l’avance rentrent avant ceux qui ont été prévoyants. Ça n’est pas grave, mais ça fait tache, puis on est un peu pressé par le temps. On entre et j’en profite pour donner à Kerym son précieux sésame, il aura droit à une photo avec le grand, le beau Mike Colter (si ça n’est pas un beau cadeau ça?). La journée défile vite, on a une interview au matin, puis on fait le tour et on fait dédicacer nos comics. Arrive le temps de midi, on a faim et drame, on se rend compte que les files sont excessivement longues pour avoir à manger et que certaines boutiques ont du mal à suivre le rythme des commandes. Nous sommes pressés par le temps, on prend des cookies et ce sera tout. Point noir sur la nourriture donc. La suite de la journée nous laissera l’occasion de finir les dernières interviews et de croiser quelques têtes connues (même si je n’ai pas eu le temps de lui parler longtemps, je suis content d’avoir croisé Julien Hugonnard-Bert toujours aussi souriant).

ccp-2016-7

Au final, il y a encore de gros problèmes à régler pour ce Comic Con Paris. Si cette année les artistes étaient bien plus accessibles qu’à l’édition précédente (ah ah, cette blague de n’avoir pas pu voir Frank Miller et Brian Azzarello alors qu’ils étaient les têtes d’affiche), j’ai eu l’impression qu’ils n’étaient vraiment plus le centre de l’attention. Tant et si bien que je dirais que cette convention a fonctionné, mais pas grâce aux comics. Merci aux films et séries télé qui mettent en scène nos héros favoris et qui occultent qu’il existe aussi un format papier. Là je fais un peu mon vieux râleur, je m’en excuse mais je souhaite illustrer mon propos. Vous aviez une fille en cosplay de Harley Quinn, mais habillée traditionnellement et pas avec la tenue vulgaire de Suicide Squad le film, et là des jeunes lui demandent si justement elle a vu le dit film. La pauvre répond que non et là, les jeunes la sermonnent presque en disant que pour faire un cosplay, il est de bon ton d’avoir vu le matériel d’origine… En même temps, comment leur donner tort quand dans les allées, vous n’aviez presque que des posters de Suicide Squad.

Autres problèmes, la file d’attente pour entrer qui est mal gérée et qui est totalement arbitraire et les restaurants qui n’ont visiblement pas anticipé correctement la masse de travail à fournir. L’absence du géant Urban était aussi à déplorer, mais prévisible. Une communication toujours lacunaire, qui a causé des inquiétudes à plusieurs personnes. Bref il va falloir mieux faire, mais je dois dire que mon principal reproche de la précédente édition à trouver une solution.

ccp-2016-8

Ce reproche était l’inaccessibilité des grands noms et cette année, ce n’était pas le cas. Donc de ce point de vue là, une grosse amélioration… mais ne serait-ce pas au détriment des artistes eux-mêmes? Dur de répondre pour eux, il est vrai. Nous reviendrons certainement pour l’édition 2017 et on espère que les organisateurs prendront le temps d’écouter le retour des visiteurs ET des artistes, oui je sais, j’insiste mais j’ai vraiment l’impression que cette année, ce sont eux qui ont le plus de choses à dire. De mon côté, j’en suis retourné satisfait et je ne vais pas trop me plaindre.

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*