Black Market – T01

Résumé: Depuis déjà une dizaine d’années, des individus dotés de pouvoirs sont apparus un peu mystérieusement : les Super. Ray Willis est un homme qui a eu peu de chance dans sa vie. Autrefois médecin légiste reconnu, il travaille à présent pour les pompes funèbres comme thanatopracteur pour un patron  extrêmement peu sympathique. Ray galère à joindre les deux bouts financièrement. Il fait tout ce qui lui est possible de faire pour que sa douce Shannon, atteinte d’une sclérose en plaques, reçoive les soins adéquats et mène une vie des plus agréables. Un soir son frère Denny lui rend visite. Ray ne peut plus voir en peinture son frère, responsable des malheurs qui ont touché sa vie. Denny lui expliquer la raison de sa venue. Ce dernier aurait trouvé un moyen de gagner beaucoup d’argent et ce de façon légale. Pour le compte d’une société gouvernementale, ils doivent juste mettre la main sur un Super et échantillonner son ADN pour qu’il en soit tiré d’éventuels remèdes…


Black Market – Tome 1

Fiche technique:
Scénario : Frank J. Barbiere
Dessin: Victor Santos
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 30 septembre 2015


 

« La meilleure arme des super-héros pour sauver l’humainité ? Leur A.D.N »

Nous voilà avertis par la phrase aguicheuse de résumé ! Je m’attendais dès les premières pages à retrouver un récit à la «The Boys» de Garth Ennis en plus édulcoré, mais les deux premiers chapitres de ce comic book m’ont laissé un gout désagréable en bouche. L’intrigue principale, la recherche de l’A.D.N de Super, est très vite mise de côté, l’auteur préférant s’attarder sur les personnages est les divers rebondissements liés à la capture d’un Super.
Autre élément qui déforce le récit est de trop nombreux allé retour entre flash-back et réalité. Cette construction non linéaire pourra facilement perdre le lecteur et quoi de plus désagréable que de devoir retourner quelques pages en arrière pour être sûr que l’on a bien tout compris…
Mais les deux derniers chapitres et principalement le dernier rattrape largement les coquilles. Il sauve, selon moi, le récit permettant aux lecteurs de rentrer pleinement dans le récit. En effet, le scénario s’accélère tenant en haleine le lecteur, il colmate les certains éléments scénaristiques un peu grotesque (en effet pourquoi Ray a suivi son frère dans un nouveau plan foireux qui pue l’embrouille à 100Km ?) et rajoute un côté sombre et violent que je désespérais de voir. L’atmosphère de  «The Boys» et autre «Watchmen» pointait doucement le bout de son nez, mais malheureusement un peu trop tard à mon gout me laissant sur une note de pas assez.

Cauchemar en cuisine!

Les auteurs :

Au scénario, on retrouve Frank J. Barbiere qui commence à percer chez Marvel (Doctor Strange, Original Sin). Comme décrit plus haut le scénario est intéressant mais desservit par de trop nombreux flash-back mal annoncés. On sent que Barbiere a voulu tout au long du récit poser une atmosphère malsaine et pesante avec en fond le combat contre les Supers mais malheureusement cela ne se ressent principalement que dans la fin du récit.
Au dessin, Victor Santos, que l’on retrouve sur Furious chez Glénat également, appuie grâce à un style rétro aux traits assez gros cette ambiance malsaine. Mais le récit n’est pas égal, certains moments sont parfois un peu bâclés et cela se voit.
Pour ce qui est de l’édition, Glénat nous offre encore une fois un très beau comic book. Le récit est correctement chapitré et l’on retrouve en bonus quelques sketchs.

Ne sont-ils pas Supers?

En conclusion, mon avis est mitigé à propos de Black Market. Une construction différente de l’intrigue aurait permis à mon sens de niveler les différences entre les deux moitiés du récit. Elle aurait également permis de développer bien plus l’atmosphère voulue.

Pour se procurer le tome:

Black Market – Tome 1

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*