Maximum Carnage – T01

Résumé: Carnage, le fils de Venom, s’est entouré des adversaires de Spider-Man pour propager le chaos. Face aux troupes de Carnage, dépassé et isolé, Spidey va devoir recruter sa propre équipe de super-héros… (Contient les épisodes Spider-Man Unlimited 1; Web of Spider-Man 101-102, Amazing Spider-Man 378-379, Spider-Man 35 et Spectacular Spider-Man 201, publiés précédemment dans les revues V.I. SPIDER-MAN (SEMIC) 11-13)


Maximum Carnage – Tome 1

Fiche technique:
Scénario : Tom DeFalco, J.M. DeMatteis, David Michelinie
Dessin : Sal Buscema, Alex Saviuk
Editeurs: Panini Comics (Vf) / Marvel (Vo)
Pagination: 176 pages
Date de sortie: 04/01/2017


Carnage vs Spider-Man feat Venom

Aaaaaah la nostalgie, elle vous fait parfois voir le monde tel que vous le souhaiteriez au lieu de ce qu’il est réellement. Ce tome-ci a une saveur toute particulière pour le lecteur que je suis puisque c’est un des premiers récits que j’ai lu sur notre ami Spider-Man. J’étais encore jeune et j’avais tout simplement adoré voir Carnage prendre de l’ampleur et nos héros devoir s’unir pour l’affronter. Grâce à Panini Comics, je peux remettre la main sur cette histoire que j’ai tant chéri mais est-ce que le temps l’a épargnée? Le récit, je vais vous le résumer, est assez simple.

Merci de bien vouloir faire pipi dans le bol

Cletus Kasady a partagé la cellule d’Eddy Brock quand il portait le symbiote Venom. Alors que Venom parvient à s’enfuir de prison, il laisse derrière lui un rejeton symbiote (si si, les symbiotes se reproduisent) et c’est Cletus Kasady qui va en devenir l’hôte. Petit soucis, l’homme est complètement fou et cherche à tuer, c’est un psychopathe qui se fera alors appeler Carnage. Une première fois emprisonné, c’est dans ce récit qu’il parviendra à s’enfuir à nouveau de prison suite à une erreur fatale lors d’un examen médical. Lors de sa fuite, il tombera sur Shriek, une criminelle aussi désaxée que lui et le double de Spider-Man (apparu lors de l’Infinity War… on finit par s’y perdre, non?).

Allez hop, retourne dans ton panier!

Et voilà que commence Maximum Carnage, on va donc voir s’affronter Carnage et Spider-Man, et autour d’eux nous allons retrouver d’autres héros et vilains pour notre plus grand bonheur. C’est donc un crossover, vous savez à quel point je suis frileux avec ces événements qui ont tendance à avoir des scénarios très légers et dont la qualité varie souvent entre mauvais et moyen. C’est aussi un récit iconique du héros (et aussi de Carnage), mais est-ce un gage de qualité? Du pour et du contre, je vais le détailler.

Il était une fois un fou qui n’était pas le Joker

La première chose qui marque l’adulte que je suis, c’est que cette histoire varie énormément en qualité. Certains passages sont vraiment plaisant et d’autres… plats. Prenons l’introduction par exemple, les personnages, si ils étaient connus à l’époque, ne sont pas présentés et on se retrouve avec un groupe composé de gens dont on ne connait rien. Les motivations ne sont jamais claires et quand Carnage commence son… carnage (blague de haut vol), il faut juste admettre que tout ça ne tient pas forcément la route. Puis plus tard, on voit Spider-Man se disputer avec Venom sur les moyens à utiliser pour arrêter leur ennemi commun, passage nettement plus intéressant mettant bien en place le que si les héros se sont réunis, c’est vraiment circonstanciel.

Harley Quinn et le Joker… euh…

Cette qualité très variable est certainement due au fait que plusieurs scénaristes ont oeuvré sur Maximum Carnage, du coup certains sont plus à l’aise que d’autres avec les personnages qu’ils ont en main. Tom DeFalco nous offre par exemple le premier chapitre que j’ai trouvé simpliste, qui met le tout en place mais qui ne brille pas alors qu’un peu plus loin, David Michelinie reprend la main et on sent que le scénariste est bien plus à l’aise avec Spidey, lui offrant des répliques qui font mouche. Je félicite cependant l’ensemble des auteurs pour nous offrir un Carnage digne du Joker de Batman et cohérent dans sa démence. C’est parfois un peu trop appuyé, mais c’est amusant de voir le super-vilain chercher à semer le chaos, sans aucun autre motif. Il fait vraiment peur et semble menaçant, à tel point qu’on se demande pourquoi est-ce qu’il n’attire pas l’attention d’autres super-héros (c’est d’ailleurs rapidement évoqué dans le comics). Notons que la comparaison avec le Joker est voulue par les auteurs eux-mêmes, il suffit de voir le look de Cletus Kasady sans le symbiote (un Joker roux, brrrrrr…) et le fait qu’il ne cherche jamais à vouloir avoir un plan construit.

Here come the 80’s

Les dessinateurs, eux aussi, s’alternent mais globalement on garde une cohérence visuelle. Si bien que cela ne choque pas, pour le meilleur comme pour le pire. Définitivement, on sent la patte rétro des différents dessinateurs et on sent que de ce côté, le comics date. Les années 80/90 ont un style assez marqué (je pense par exemple aux X-Men de l’époque Chris Claremont), ça pourrait ne pas passer aux yeux de tous. Toutefois, je trouve à l’ensemble un certain charme, et on remarquera quand même que les nombreuses scènes d’action sont joliment mises en scène. Il est vrai que sur certaines cases les décors ont tendance à disparaître, mais c’est pour mieux se consacrer sur l’essentiel: le combat entre Carnage et Spider-Man.

Dangereux la nuit? Meuh non Irma

Maximum Nostalgie

C’était mieux avant? Oui, clairement. Enfant j’étais subjugué par ce récit, je le connais encore parfaitement et j’ai pris beaucoup de plaisir à lire Maximum Carnage. Et je pense que pour beaucoup de nostalgiques, cette réédition est une excellente chose. Pour un nouveau lecteur, je suis un peu plus mitigé. Le récit est iconique, comme je le disais plus haut, mais ses retombées sont presque inexistantes. Il n’est donc pas nécessaire d’avoir lu ce comics pour arriver à suivre les aventures de Spider-Man, loin de là.

Décor… conceptuel

Et comme je le disais, le récit souffre en plus (comme d’autres crossovers) d’une qualité d’écriture en dent de scie. On a du bon, du moins bon et du mauvais même. On a clairement un Carnage imposant par sa démence et sa puissance, c’est jouissif mais ça ne suffit pas objectivement à faire de ce comics un symbole d’excellence. Je regrette simplement que Carnage ne soit pas mieux utilisé tant je trouve le personnage charismatique, c’est clairement dans Maximum Carnage qu’il aura développé le mieux son aura, la preuve étant que le succès de ce run aura donné lieu à un jeu vidéo (d’une qualité discutable également).

Pour se procurer le tome:

Maximum Carnage – Tome 1

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