Amazing Spider-Man – T03: Spider-Verse

Résumé: Dans tout le multivers, les Héritiers traquent les êtres dotés de pouvoirs d’araignée afin de se nourrir de leur énergie vitale. Pour faire face à ces terribles prédateurs, se forme une armée exceptionnelle réunissant Peter Parker, Miles Morales, Spider Gwen et même le Superior Spider Man ! (Contient les épisodes US Amazing Spider-Man (2014) 9-15, publiés précédemment dans les revues SPIDER-MAN (V4) 5-10)


Amazing Spider-Man – Tome 3

Fiche technique:
Scénario : Dan Slott
Dessin : Olivier Coipel Giuseppe Camuncoli
Editeurs: Panini Comics (Vf) / Marvel (Vo)
Pagination : 184 pages
Date de sortie: 04 janvier 17


« Spider Ham et Spider Monkey sont sur un bateau »

Je pense que j’avais déjà fait la blague dans ma critique du tome précédent (disponible ici) dans un des titres… J’ai l’humour que je me mérite !

Le tome précédent s’appelait sobrement (le tome, pas ma critique… elle n’est jamais sobre, elle) « Prélude au Spider-Verse ». Le dit Prélude m’avait laissé un goût de trop peu (on effleure l’intrigue du Spider-Verse mais pas trop et on le remplit d’épisodes filers pour compléter) tout en laissant présager le meilleur.

Après les fesses de Dick Grayson, celles de Peter Parker

C’est donc plein de bonne volonté que j’ai entamé ma lecture hier soir du « Spider-Verse » et que je l’ai fini d’une traite, ma fatigue n’ayant pas réussi à vaincre les pages.

« Les Héritiers, une dynastie guillerette, une fratrie unie ! »

Alors difficile de vous parler des différents numéros qui composent ce recueil sans vous spoiler (le tome est composée d’une histoire suivie, toute information de fond est par nature un spoiler), aussi je vais vous donner mon ressenti global.

Tout d’abord, c’est sacrément bien fichu ! Une ribambelle d’ itérations de notre héros favoris, tous réunis dans un spider-crossover, ça en jette. Et l’hommage ne s’arrête pas là, puisque le grand méchant de l’histoire, Morlun, n’est pas non plus un nouveau venu. Ce super-vilain créer J. Michael Straczynski chassait déjà de l’araignée dans les années 2000. Une histoire qui va donc trouver une suite et une conclusion ici avec encore plus d’araignées et donc plus de Morlun (enfin une famille pas des clones) Encore plus fort que l’eau en vin et la multiplication des petits pains !

Spider Cochon, Spider Cochon, il peut marcher au plafond (et coller des patates)

Petit bémol en parlant de crossover, n’attendez pas d’avoir des grands moments pour chacun des héros, ça aurait été quand même difficile de les caser tous. Mais, parce que Slott aime vraiment Spidey, les rares moments plus « intimes » sont agréablement écrits (Silk, que j’attends de voir plus en action avant de m’en faire un avis, est assez touchante. Spider Ham tout nu aussi mais c’est une autre histoire… Seule tristesse, Spider Gwen est fort en retrait mais c’est une affaire de goût).

Et parce qu’il faut le nommer, le Superior Spider Man a droit à ses moments de«antihéros» et Slott s’offre même le luxe de clore une parenthèse inachevée dans son précédent run (celui du Superior). On saura enfin ce qui est arrivé au Superior quand il a voyagé dans le temps mais je ne vous en dirai pas plus pour vous ménager la surprise (attention rien de transcendantal mais l’effet est suffisamment joli pour être mentionné).

Peter Parker essaye de s’imposer…

Finalement l’intrigue principale, parce que je n’en ai pas encore parlé, se laisse vraiment dégusté. Ça a un côté «Secret Wars» entre araignées avec ses prophéties, sa propre mythologie et même son côté messianique. En un tome, l’histoire prend rapidement, installe son univers et tire sa révérence proprement.

« Dessine-moi une toile ! »

Au dessin on retrouve Olivier Coipel qui est juste magique dans ses personnages (la couverture vous montre l’étendue du boulot de recréer le costume à l’infini en le différenciant à chaque fois) et rend l’ensemble extrêmement dynamique. Giuseppe Camuncoli reprend le flambeau avec les honneurs, gardant une homogénéité dans l’ensemble de l’ouvrage.

… Mais c’est la version Superior qui va prendre le dessus (Superior, dessus, hi hi… …)

« La fiancée, l’enfant et l’autre »

Un vrai plaisir donc que ce Spider-Verse, une tempête certes régionale dans l’univers Marvel, mais une très belle tempête. Je clôturerais ma chronique en vous décrivant les premières planches du Spider-Verse en espérant vous mettre l’eau à la bouche :

« Tout commence par un coup de téléphone de J. Jonah Jameson qui tire Peter Parker de son sommeil. Il y a du grabuge au Parc Amstrong et il veut des photos. Le temps d’enfiler son costume, le Spider-man de la terre 449 est tué par Morlun. »

Une introduction tout en douceur, qui renoue avec les intrigues d’un Spidey plus jeune, pose une ambiance étrangement calme  et qui finit par le meurtre du héros des mains de Morlun tout en optant pour un travelling qui nous montre la Terre et nous fait comprendre qu’on est sur la Lune. C’est sobre, efficace, à l’image des différentes têtes de toile que l’on rencontre dans le tome. Une volonté de rendre hommage au plus humain des héros impliquant sans doute de grandes responsabilités.

Pour se procurer le tome:

Amazing Spider-Man – Tome 3

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