Comic Con Brussels 2017 – nos impressions

Alors pour remettre mon avis dans le contexte correct, il s’agit ici de la deuxième fois que la Comic Con Brussels avait lieu mais je n’étais pas présent lors de la première édition. Donc il me sera difficile de parler des différences en bien ou en mal par rapport à cette dernière (qui est la première).

Quand Be Comics se rend à Bruxelles

Cela étant dit, je suis arrivé avant l’ouverture pour profiter de la Comic Con Brussels 2017 avant que tout ne soit envahi par la foule. Et même si la file d’attente était conséquente, une fois les portes ouvertes, le flot de visiteurs est entré, géré d’une main de maître. Un point positif donc. On entre et on est tout de suite mis dans le bain, accueilli par le stand info sur notre gauche et des tas d’éléments de films et de séries (dont notamment la magnifique copie du van de l’Agence Tous Risques).

*musique de générique qui va bien*

Bref, on est tout de suite mis dans le bain et c’est plaisant. En route, je commence donc mon périple pour aller trouver Kevin Eastman (qui doit être la principale raison de ma présence par ailleurs) et je parcours quelques allées. Mais on tombe très vite devant l’allée avec les invités, pas le temps de se perdre, ouf. Là on attend un peu avant d’apprendre que Kevin Eastman ne fera des dédicaces que plus tard dans la journée. Ils en profitent pour afficher clairement les heures et prévenir chaque personne de la file, très pro.

Des noms connus et d’autres moins (voir pas du tout)

$$ C’est l’heure de faire du shopping $$

Du coup, j’en profite pour faire le tour et regarder un peu ce qui est proposé. Je constate qu’il y a beaucoup de revendeurs de comics, ou tout du moins d’objets ayant un rapport au comics. Ca ne nous empêche pas de tomber sur le traditionnel vendeur de katanas, épées, … mais au moins on reste cohérent dans l’ensemble. Il s’avère par contre que les prix sont ceux du marché, donc il ne faut pas espérer faire de bonnes affaires. Et on constate aussi la pratique peu scrupuleuse opérée par certains vendeur qui consistent à prendre des dessins d’artistes et en faire des posters, sans leur demander leur consentement… Mais si vous cherchiez un exemplaire des Tortues Ninjas dessiné par Eastman, vous pouviez le trouver. On découvre en parcourant les boutiques que Mauricet est présent, ainsi que Jean-Yves Mitton… aïe. Et puis dans l’Artist Alley, on croise plusieurs artistes belges, Sabine Rich aussi et on se rend compte du gros point noir de cette convention.

Mais que va-t-on trouver derrière cette affiche? … les invités, c’est écrit dessus en même temps

Toute la communication s’est faite sur les invités, hors cette liste est loin d’être exhaustive. Il y avait toute une série d’artistes, laissés sur le côté, heureusement, pour certains, proches de l’entrée. Mais pourquoi ne pas les avoir mis un peu plus en avant? C’est totalement incompréhensible, tout le monde aurait gagné avec une communication efficace sur les artistes présents… qu’ils soient invités ou non par la Comic Con Brussels. Surtout que dans la liste des invités, on retrouve des « stars » de Youtube qui ne parlent pas de comics ou même de cinéma. Avant de me rendre sur place, je reprochais principalement à la Comic Con Brussels de ne pas avoir assez d’artistes liés au comics, mais au final je devrais lui reprocher d’avoir fait le choix de mettre en avant une partie des artistes présents seulement, en privilégiant les acteurs qui, pour certains, prêtaient presque à rire au vu de leur filmographie.

Le stand traditionnel de toute convention qui se respecte… snif

Avant de conclure, un petit mot sur les tarifs. Si le prix de l’entrée était raisonnable, il fallait payer systématiquement pour les signatures des artistes invités. Ça ne me dérange pas dans l’absolu, mais la question qui ne me quitte pas est de savoir à qui revient réellement cet argent. Si c’est à l’artiste, je n’ai aucun problème avec ça mais si c’est dans pour les poches de l’organisation, ça commence à devenir plus litigieux à mes yeux. Alors officiellement, ce sont les artistes qui fixent les prix et l’argent leur revient… peut-être, et finalement c’est la seule version accessible. Il n’empêche que le modèle économique fait réfléchir et laisse un gout amer en bouche, principalement par le manque de transparence.

Iron Man, dans toute sa splendeur et avec une barre dans le c**, on a mal pour lui

Ce n’est qu’un au revoir… ?

Difficile de ne pas trouver des points positifs à la Comic Con Brussels, mais encore plus difficile de cautionner cet abus de langage. Le comics était présent, peut-être même plus que lors du Comic Con Paris, mais il aurait fallu revoir la communication concernant les artistes. En l’état, je m’étais rendu sans grand espoir et dans le seul but de voir Eastman, mais si j’avais pris le temps de mieux me renseigner, donc en passant par des canaux officieux et pas seulement officiels, je me serais rendu compte qu’il y avait quand même du beau monde en plus de ceux qui étaient présents à l’affiche. Du gâchis qui pourrait facilement être évité, tout le monde y gagnerait (artistes, visiteurs, exposants et même l’organisation). Mais il y avait un réel effort sur ce qui était proposé, un prix d’entrée raisonnable et plusieurs boutiques présentes qui permettaient de ne pas partir les mains vides. Du coup, j’en ressors avec l’espoir d’une amélioration à venir, une base intéressante mais pas exempte de défauts. Je suis curieux de voir l’évolution, mais au final, je ne suis pas certain de répondre présent l’année prochaine, sceptique d’y trouver un intérêt mais certain que le grand public a été conquis. La preuve, peut-être, que la Comic Con Brussels n’est pas une valeur sûre pour le fans de comics que je suis … dommage.

Un mot pour la fin Raph? Cowabunga

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