Spider-Man: La Dernière Chasse de Kraven

Résumé: Jusqu’où un homme peut-il aller pour assouvir son obsession ? Kraven le chasseur parviendra-t-il à attrape Spiderman sa proie la plus insaisissable pour ensuite s’en débarrasser et prendre son identité ? L’un des plus grands ennemis du Tisseur atteint le point de non-retour à l’issue d’un spectaculaire tour de force psychologique. (Contient les épisodes Web of Spider-Man 31-32, Amazing Spider-Man 293-294, Spectacular Spider-Man 131-132, Spider-Man : Soul of the Hunter 1 et Sensationnal Spider-Man 1996 1, publiés précédemment dans l’album MARVEL GOLD : SPIDER-MAN – LA DERNIERE CHASSE DE KRAVEN et les revues V.I. SPIDER-MAN (SEMIC) 7 et SPIDER-MAN (V1) 1)


Spider-Man: La Dernière Chasse de Kraven

Fiche technique:
Scénario : J.M. DeMatteis
Dessin : Micke Zeck, Shawn Mc Manus
Editeurs: Panini Comics (Vf) / Marvel (Vo)
Date de sortie:  08/02/17


« 1987 et presque pas une ride »

Kraven le chasseur (je vous mets sa bio en lien mais n’allez pas là lire que lorsque vous aurez fini la dernière chasse de Kraven, sinon il y a du spoil) c’est quand même un des adversaires les plus kitsch de Spidey. Un gaillard musclé au permis portant une sorte de costume fait d’une peau de lion entier (une sorte d’hommage à la virilité de Tarzan selon moi) et pourvu d’un pantalon en peau de guépard, ça pique les yeux. Bon il est né dans les années 60, ça excuse presque, mais quand même. (après la coupe au bol de ce bon vieux Doc Oc, le casque aquarium de Mysterio… c’était, je suppose, dans l’air du temps). Et quand on apprend qu’il tire ses pouvoirs d’une décoction de plantes de sa conception (toutes tirées des jungles de son enfance),  rien ne lui a été épargné. Pourtant ce même Kraven peut se vanter d’être à la base d’un excellent arc de la tête de toile, la Dernière Chasse de Kraven. Accrochez-vous à votre banane et votre coupe mulet car nous allons nous téléporter en 1987 !

C’est l’histoire d’un homme qui entre dans un café et plouf! … Qu’il est bon public ce Kraven

« Le Superior Spider-Man avant l’heure, l’odeur de musc en plus »

Nous sommes donc en 1987 et Kraven apparaît sur le devant de la scène. Il ne désire qu’une chose, vaincre son ultime proie, l’Araignée. Le récit va donc partager la tête d’affiche entre Spidey et son Némésis. DeMatteis  s’en sort d’ailleurs avec les honneurs, il affine la psychologie des deux protagonistes avec brio. Kraven est un sociopathe dont nous allons suivre les névroses tout au long du récit et Spidey n’a été que très rarement aussi désemparé face à un adversaire.

Le récit est savamment sombre. Ici peu de blagues à la volée (Spidey en reste presque muet), des histoires d’enterrements vivants, de devoir mentir à sa famille et une Mary Jane (pour une fois selon moi) touchante dans son amour pour Spidey sans tomber dans la mièvrerie. Même le méchant secondaire, Vermine, (un homme-rat sans rien mais alors rien de sexy) donne droit à son lot de scènes dans les égouts sales et claustrophobiques à souhait. L’ambiance est donc pesante mais, pour une dernière chasse, quoi de mieux ?

Spider-Man un peu moins…

« Un dessin dans les caves préhistoriques, parfois c’est pas joyasse »

Bon là je me moque mais dans les grand classiques, lorsque je lis Watchmen ou Hellblazer, rien à faire, mais le dessin me pique parfois les yeux. Pourtant ici Micke Zeck n’as pas vieilli. Ses personnages sont réalistes, fort expressifs, torturés dans les traits, accommodant bien le récit. Reste les décors assez vides (voir parfois carrément absent) qui auraient peut-être mérité un meilleur traitement.

Dans l’ordre: Web of Spider-Man #32, la Dernière Chasse de Kraven en Marvel Gold et en Marvel Events, on apprécie le travail de colorisation

« Un classique à avoir dans sa librairie qui réhabiliterait presque le motif léopard »

Je sais, je blague souvent sur les costumes, mais que cela ne vous empêche pas d’acheter ce tome. L’histoire est percutante, j’ai eu peur pour Spidey et je compatissais à son chemin de croix. Il y a quelque chose d’intrinsèquement vrai dans cette histoire. Peu de pouvoirs surnaturels, pas de menace galactique, juste deux hommes qui s’affrontent au nom de la folie. Pour un peu, nous avions un Batman et le Joker !

Alors ne vous inquiétez pas, je ne dis pas que la relation est comparable mais il y a quelque chose de Frank Miller dans cette dernière chasse que je ne peux nier.

Il veille sur Gotham City, il est l’ombre dans la nuit, il est Bat Kravinov… moins stylé

Et pour finir de vous convaincre, avec le recul et trente ans plus tard, il y a quelque chose de fort contemporain dans ce récit. Premièrement DeMatteis va créer un Superior Spider-Man avant l’heure de Dan Slott lorsque Kraven va porter, brièvement, la tenue de l’Araignée pour montrer sa supériorité. Ensuite il donne aussi un côté mystique à l’araignée, présageant le totem araignée (utilisé par J. Michael Straczynski qui présage le Spiderverse des années plus tard de Dan Slott). Le hasard ? Je ne pense pas ! (et mon portefeuille qui pleure non plus)

Pour se procurer le tome:

Spider-Man: La Dernière Chasse de Kraven

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*