Divinity – T02

Résumé: À l’apogée de la Guerre Froide, l’Union Soviétique est déterminée à gagner la course à l’espace. Elle se lance dans une mission secrète incroyablement ambitieuse : envoyer trois cosmonautes aux limites de l’univers connu, là où personne n’est jamais allé. Orphelins triés sur le volet, entraînés tels des communistes modèles, interdits de fonder une famille, ils se sont perdus dans l’espace et ont rencontré quelque chose d’Inconnu… quelque chose qui les a changé. Oublié par l’histoire officielle, Abram est le premier à retourner sur Terre, de nos jours, s’écrasant dans le désert australien. Ceux qui l’ont rencontré le considèrent comme un dieu. Ils disent qu’il peut plier la matière, l’espace et même le temps à sa volonté. Mais malgré ses pouvoirs, sa seule obsession est l’amour qu’il avait caché à ses supérieurs et l’enfant à naître qu’il n’a jamais pu rencontrer.

C’est maintenant à Myshka, la femme co-pilote du groupe, de retrouver le chemin de la Terre. Mais contrairement à Abram, elle n’a aucune famille secrète. Elle croit toujours en l’idéal communiste. Et elle compte bien remplir sa mission : restaurer la gloire soviétique.


Divinity – Tome 2

Fiche technique:
Scénario : Matt Kindt
Dessin :
 Trevor Hairsine
Editeurs: Valiant Comics (Vo) / Bluiss Comics (Vf)
Pagination : 288 pages
Date de sortie:
  23/02/2017


« J’ai rencontré Dieu et il est soviétique »

Les super-héros sont les dieux d’aujourd’hui. Que ce soit au sens littéral (Thor, Hercules par exemple) ou au sens des pouvoirs (Superman pour ne prendre que le plus connu), nos super-héros ont des capacités qui les rangent au-dessus des hommes et dont les aventures sont des épopées (alors certes dans des petites cases mais même Homère aurait dû moderniser son ton s’il avait voulu vendre l’Odysée aujourd’hui).

Pourtant tous ces héros ne sont pas des Dieux au sens propre du terme. Ils ne sont pas omniscients, omni-puissants en gros des «Dieux» comme on l’imagine (presque bibliquement, excusez la comparaison mais elle fait sens). Avec Divinity, Valiant (et donc Bliss) nous offre le nouveau Docteur Manhattan (selon moi le précédent Dieu sur terre et la référence de mon titre plus haut), sobrement nommé Divinity.

Hmmm, rien de tel qu’un bon petit-déjeuner pour commencer sa journée

Le premier tome, indispensable d’ailleurs à la compréhension de celui-ci, nous avait dépeint Abram. Notre héros est un astronaute oublié de tous qui se retrouve doté, qui après avoir fait un voyage dans l’espace, revient doté de pouvoirs illimités. Le récit était à la fois lyrique par l’utilisation des pouvoirs d’Abram narrativement autant que visuellement qu’intime dans l’histoire narrée. Abram nous était dépeint comme un homme et comme un Dieu, partagé entre sa conscience éveillée et ses regrets mortels, en gros un Dieu avec un « D » majuscule mais avec une âme avec un « A » on ne peut plus humain.

Le récit se clôturait par l’emprisonnement d’Abram et le soulagement de l’humanité de ne pas devoir craindre un être tout puissant à leurs côtés.

Smoke weed everyday

« Camarade Staline, ne cédez pas face à la hyène nazie »

Qui dit nouveau tome donc dit nouvelle dynamique. Ce n’est plus un dieu mais deux dieux dont le monde hérite. L’histoire commence par nous expliquer qu’Abram n’est pas le seul rescapé de son expédition dans l’espace, dorénavant il faudra compter sur Myshka. une déesse qui n’a comme objectif que de rendre à l’Empire soviétique la grandeur qu’on lui a refusé. Que peut faire le monde face à une telle puissance, désireuse de changer la face du monde, c’est la question que va se poser ce tome deux à travers la plume de Kindt.

Et de ce pitch simple, Kindt arrive à le transformer un récit psychologique où ce n’est pas tant les pouvoirs qui feront la différence que la volonté des différents protagonistes. En effet difficile d’imaginer un dieu stopable quand celui-ci peut plier la réalité d’une simple pensée. Le duel est donc d’un tout autre niveau et l’histoire nous plonge dans un bras de fer entre Divinity et son adversaire pendant que se dévoilent le passé des deux protagonistes. Jusqu’au bout le récit tient en haleine et il est difficile d’en imaginer la fin.

Moscou, moscou, moscou

« Dessine-moi une faucille et un marteau »

Au niveau du dessin, c’est Hairsine qui continue son ouvrage du tome 1. J’ai eu du mal au début (du précédent tome) avec son style mais avec le temps je commence à apprécier son trait relativement dur et réaliste qui donne une gravité aux personnages. Son style est entre le réalisme et un certain côté comics  à l’ancienne. Difficile de mettre les mots dessus mais son trait me rappelle justement Watchmen (Dont je parlais plus haut)

Petite session brûlage de graisses en prévision de l’été

« Red Son oui, mais un Red Son humain »

Je le répète souvent mais le catalogue Bliss Comics est vraiment terrible. De Bloodshot et son côté bitume sanglant, en passant par l’humour décalé et léger d’un Quantum et Woody, il y en a pour tous les goûts et pas mal de pépites. Divinity est un de ceux-là. Une histoire à part  mais qui reste cohérente dans le reste de l’univers Valiant, qui vient chambouler l’image qu’on se faisait des super-héros, en nous donnant de nouveau dieux affranchis de toute racine autre que le présent.

Cette tête me dit quelque chose… Daniel Craig? Hmmm non

Pour se procurer le tome:

Divinity – Tome 2

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