Ninjak – T02: La Guerre des Ombres

Résumé: C’est la question à laquelle Ninjak devait répondre lorsqu’il a été envoyé par le MI-6 détruire l’organisation terroriste connue sous le nom d’Armurerie. Mais alors que ces nouveaux ennemis s’apprêtent à mettre en oeuvre leur plan, Ninjak doit parcourir le monde dans une course contre la montre pour mettre fin à leurs machinations. Et dans la suite de Ninjak : les Dossiers Secrets, découvrez comment Colin King et Neville Alcott se sont rencontrés, et le dangereux secret que ce dernier lui a dissimulé… Le nouveau chapitre des aventures de Ninjak va le confronter au mal qu’il n’avait fait qu’entrevoir précédemment. Il est toujours écrit par Matt Kindt (The Valiant, Divinity) et illustré notamment par Clay Mann (Poison Ivy, X-Men: Legacy), Raúl Allén (Bloodshot Reborn, Le Guerrier Éternel), Juan José Ryp (Clone), et Stephen Segovia (Superior Carnage). (Contient Ninjak #6 à #9)


Ninjak – Tome 2

Fiche technique:
Scénario : Matt Kindt
Dessin : Raúl Allén, Clay Mann, Juan José Ryp
Editeurs: Valiant (Vo) / Bliss Comics Vf
Date de sortie: 09/02/2017


Ninjak, la menace fantôme?

L’univers Valiant continue de nous être offert par Bliss Comics pour la version française. Et chaque sortie donne envie de faire l’acquisition des tomes proposés, que ce soit par simple curiosité ou pour continuer une série qu’on a apprécié. Nous sommes ici dans le deuxième cas de figure, j’ai lu le premier tome de Ninjak, ou Colin King son nom à la ville, et j’ai été surpris de la qualité du titre, surpris en bien dois-je préciser. Du coup, j’ai lu ce second tome avec des attentes plus élevées, au risque d’être déçu. Ce tome s’ouvre directement sur la suite du précédent, notre héros Ninjak avait triomphé de son adversaire Kannon, l’une des Sept Ombres. Mais qui sont ces Sept Ombres? Les dirigeants d’une organisation appelée l’Armurerie, dont l’identité est secrète. Ninjak va alors partir enquêter et tenter d’arrêter ces criminels possédant des pouvoirs défiant l’imagination. Et ne changeant pas une recette qui marche, on reviendra en cours du route sur le passé de Ninjak au travers de flashbacks. Un tome bien construit, dont la structure a déjà fait ses preuves, dans la continuité du premier mais…

Colin King, toujours aussi classe et élégant (et plutôt doué)

Quand le passé s’avère meilleur que le présent, une belle leçon d’histoire

C’est toujours Matt Kindt qui est au scénario et l’univers du ninja n’a plus de secrets pour lui. Les flashbacks sont toujours une force du comics, surtout quand on revient sur la jeunesse de Colin King, a.k.a. Ninjak. Ses parents semblent de plus en plus antipathiques, en plus d’avoir été absents et son majordome, Alain, est des plus abusif. Autant le dire, Ninjak a beau être riche son enfance est loin de faire rêver. On a l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la formation de Ninjak et ça marche, c’est forcément très mystique (univers de ninjas, tout ça tout ça) et le contrat est rempli de ce côté-là. Vient le présent et la chasse des Sept Ombres. Bon, je reviendrai brièvement sur le design de ces personnages dans la partie concernant les dessins, mais autant le dire directement, certains ont un look pour le moins original. Je mettrai ici un gros point noir sur l’absence de côté épique des combats. La structure de ce tome a un côté jeu-vidéo, vu qu’on passe d’une Ombre à la suivante en faisant une progression dans leur puissance. Mais je trouve que les combats sont parfois trop vite réglés, en partie dû au fait que Ninjak ruse souvent pour vaincre ses adversaires. Matt Kindt privilégie le côté ninja, au côté épique, un choix qui peut plaire ou non.

On peut être riche et malheureux, si si

Cadavre exquis, jusqu’à l’écœurement

Autre sujet qui est tendu, le dessin. On alterne les dessinateurs et les styles. Si dans le tome précédent chaque dessinateur avait une période attitrée, ici ce ne sera plus le cas. Par exemple, Juan José Ryp dessinera des périodes en flashback mais aussi le combat entre Ninjak et une des Sept Ombres dans le présent. Ce qui était une force du premier tome, devient une faiblesse ici puisqu’il demandera aux lecteurs d’être plus attentifs. Et pour un récit popcorn comme Ninjak, ce n’était pas une nécessité. Continuons sur les soucis, le design de certaines des Sept Ombres est pour le moins particulier. Ça a tendance à me sortir de l’histoire, mention spéciale à la Barbe et Sanguine. Du pour et du contre, mais je n’ai pas été convaincu par les choix opérés dans ce second tome.

Ninjak, entre tradition et technologie

Une suite un peu trop fidèle à l’original

Vous l’aurez remarqué, je suis donc mitigé à la fin de ma lecture du second tome. La faute principale étant due à mes attentes, parce que, oui, désormais j’attends de Ninjak un certain degré de qualité. Et je dois dire que finalement, je ne suis pas déçu mais… J’aime toujours autant le personnage et ce second tome se lit très bien, mais j’y trouve un réel manque d’ambitions. J’ai l’impression que Matt Kindt se contente de répéter ce qu’il a mis en place, sans plus chercher à innover ou faire mieux, bref il assure le service minimum. Et en plus de cela, il faut faire avec des dessinateurs avec des styles variés, mais pas forcément utilisés de manière intelligente. On se retrouve avec un second tome qui donne une impression de continuité, mais qui laisse sur sa faim.

La Barbe, ou le mélange entre Jésus et Tron

La note On a kiffé On espérait mieux
5/10
  • Ninjak est super classe et il transpire le charisme
  • Des flashbacks sur son enfance très inspirés
  • Des combats trop vite réglés
  • Des dessinateurs pas toujours bien dirigés
  • Un second tome qui remplit son contrat mais qui donne une impression de trop peu

Pour se procurer le tome:

Ninjak – Tome 2: La Guerre des Ombres

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