Uncanny X-Men – T06

Résumé: Mystique est de retour et elle en veut à l’équipe de Cyclope ! Ce dernier, mis au pied du mur, doit décider s’il lance sa fameuse Révolution ou s’il y renonce. Quant à Kitty et Illyana, elles partent en mission ensemble.


Uncanny X-Men – Tome 6

Fiche technique:
Scénario : Brian M. Bendis
Dessin : Chris Bachalo, Kris Anka
Editeurs: Panini Comics (VF) / Marvel (VO)
Date de sortie: 15/03/2017
Pagination : 144 pages


Commandante Che Cyclope

L’équipe des Uncanny X-Men n’est plus, Cyclope a confié son équipe à Tornade, se rendant compte qu’il n’était plus capable de les protéger et de les former. Tempus, de son côté, surveille les événements telle une âme errante. Les jeunes X-Men (Goldball, Benjamin Deeds, les soeurs Cuckoo, …), eux, espèrent être prêts à affronter le monde réel et devenir les nouveaux X-Men dont le monde a besoin. Mystique, après avoir pris la place de Dazzler, est à la tête de Madripoor et est recherchée par le S.H.I.E.L.D. Nous voilà en face de plusieurs personnages qui vont ici avoir des aventures qui leur seront propres et qui convergeront pour un dernier épisode, la révolution mutante que Cyclope avait voulu mettre en place. Brian Bendis arrive ici en fin de cycle pour un dernier tome qui va conclure les aventures du groupe dirigé par Cyclope. Le voyage a été un peu chaotique, un peu long par moment, mais est-ce que la fin vient justifier tout cela? Ce tome n’est pas parfait, mais vient apporter la conclusion qu’il fallait à tout. Mais revenons plus en détails sur le sixième tome des Uncanny X-Men.

Réunion fraternelle, Scott et Alex vs The World

Bendis – le testament

Brian M. Bendis nous a offert une histoire prétexte au développement des personnages. Avec des hauts et des bas, l’épisode des Sentinelles est par exemple loin de m’avoir convaincu, alors que le testament de Charles Xavier, même s’il n’est pas exempt de défauts, venait apporter un bel hommage au professeur X. Ici, pour le sixième et dernier tome des Uncanny X-Men, Bendis cherche juste à apporter la conclusion à son run sur le groupe de Cyclope, mais surtout sur les X-Men de manière générale. Et… tout marche.

Deux femmes devenues ennemies…

Que ce soit le passage où Magik se retrouve en duo avec Kitty Pride, telles les deux amies qu’elles sont, dans une mission prétexte qui montrera l’évolution des deux femmes et qui mettra en avant le lien qui les unit. Ou lorsque les jeunes X-Men se rendent compte que le monde n’est pas encore prêt à accueillir des sauveurs mutants et décident de retourner auprès de Tornade pour perfectionner leur formation. A la fin du tome, on voit enfin aboutir le plan de Cyclope, qui est enfin en paix avec lui-même. Iceberg jeune se retrouve confronter à son lui du futur pour une discussion riche en émotions. Ajoutons à cela le procès du Fauve, devant faire face à tous les problèmes qu’il a causé. Si on devait juger le tome pour ce qu’il apporte, ce serait presque un sans faute. Maintenant une remise en contexte met en avant le gros soucis de rythme rencontré jusqu’ici et des trames globales pas toujours de grand intérêt.

… mais surtout deux amies de toujours

Quand tu te rends comptes que tu as fini par aimer le style de Bachalo

Toujours la même paire au dessin, Kris Anka et Chris Bachalo. Derniers numéros pour eux, derniers numéros pour nous. Je vais me répéter, mais on sent que Kris Anka est plus à l’aise pour nous offrir des scènes moins chargées en action comme c’est le cas dans ce tome (et dans la grande majorité du run sur les Uncanny X-Men). Chris Bachalo fait de son mieux et nous offre quelques pages magnifiques, mais on sent la fatigue poindre par moment avec quelques cases qui donnent l’impression d’avoir été faites en vitesse. On retrouve aussi le temps de quelques pages Stuart Immonen et c’est un régal, l’artiste étant moins sollicité, il peut donner le meilleur de lui-même et semble en grande forme. Au fil des tomes, moi qui ne suis pas un fan de Bachalo, j’ai fini par apprécier son style et rien que pour ça, je suis reconnaissant aux Uncanny X-Men.

Tu vois quand tu veux, Chris, tu fais aussi bien que Kris

Uncanny, c’est fini

Nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur le long run de Bendis à la tête des X-Men (Uncanny et All-New), ici je vais essayer de me consacrer essentiellement à ce tome. Et il vient apporter une parfaite conclusion à une histoire qui aura tiré trop en longueur, qui aura vu quelques facilités être mises en place, avec du bon et du mauvais, mais j’en garderai un souvenir agréable. Je sais que Bendis n’est pas apprécié par tous, moi j’aime ce qu’il nous a proposé. Il a tenté de faire évoluer les choses, parfois maladroitement et ce tome vient conclure une belle transition… sauf que Secret Wars va passer par là et amputer une grosse partie des choses mises en place par Bendis. Dans ce que je retiendrai, il y a la scène que je trouve touchante entre un jeune Iceberg qui s’avoue homosexuel à une version adulte de lui-même.

La scène qui fera date (et une Jean Grey tout en manque subtilité)

On reprochera le comportement intrusif de Jean Grey, mais j’ai trouvé que la scène reflétait la difficulté à vivre plusieurs « handicaps » sociaux en même temps et le sentiment de devoir faire un choix entre le fait de s’assumer pleinement, en partie ou pas du tout. Je retiendrai aussi un Cyclope qui s’avouera touchant par un deuil qu’il n’avait jamais réussi à faire, empêché par les obligations qui s’imposaient à lui: leader des X-Men, compagnon d’Emma Frost, figure emblématique des mutants vis à vis du reste du monde. L’homme n’aura jamais eu le temps de se poser et de simplement admettre qu’il s’en voulait d’avoir commis le meurtre du Professeur Xavier, jusqu’à la scène finale et la révolution mutante qui nous était promise depuis le début. A nouveau, on reprochera la facilité de la mise en place de cette révolution, mais le message qu’elle véhicule est un symbole de tolérance, d’espoir et ça ne fait pas de mal quand on arrive à la conclusion de ce chapitre de la vie des X-Men. Et je pourrais continuer longtemps, et je continuerai longtemps, à défendre l’oeuvre de Bendis, tout en admettant les torts qui parcourent le récit.

And the best is yet to come!

Les Uncanny X-Men, c’est fini. Et la fin était largement à la hauteur de mes attentes. De ce fait, je recommande chaudement ce tome, surtout si vous avez commencé la gamme Marvel Now. Il sera plus difficile pour un nouveau lecteur de commencer ici, puisqu’on est vraiment en présence d’une conclusion. La grande majorité des arcs narratifs se finissent, certains seront développés par la suite, mais Bendis achève là son travail sur la série des X-Men. Certains en seront soulagés, d’autres le regretteront, moi je me dis qu’il était temps qu’il passe le flambeau au suivant pour qu’on puisse voir ce qu’apporteront les changements opérés jusqu’ici. Et comme le disait le Fauve à l’époque de Claremont, n’oubliez pas que le meilleur est encore à venir! (même si Marvel maltraite un peu sa licence au profit des Inhumains)

La note On a kiffé On espérait mieux
8/10
  • Un tome qui est parfait pour la clôture des arcs mis en place
  • Des scènes faisant la part belle aux personnages et à leur développement
  • Du bon Bendis
  • Vient conclure l’arc pour les All-New X-Men également
  • Jean Grey
  • Jean Grey
  • … Jean Grey?

Pour se procurer le tome:

Uncanny X-Men- Tome 6

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*