Power Rangers – T01: Ranger Vert – Année un

RésuméBienvenue à Angel Grove, le monde des Power Rangers et des attaques hebdomadaires de monstres géants ! Tommy Oliver était un gamin comme les autres avant que Rita Repulsa ne prenne son contrôle et fasse de lui le Power Ranger vert. À présent affranchi de son emprise, Tommy essaie de retrouver une vie normale, combinant ses activités de lycéen et de héros. Il se rend compte qu’il n’est pas plus facile de se faire de nouveaux amis que de combattre des hordes de monstres…


Power Rangers – Tome 1: Ranger Vert – Année un

Fiche technique:
Scénario : Kyle Higgins
Dessin: Hendry Prasetya
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 29 Mars 2016


Go! Go! Power Rangers!

Il y a deux types de nostalgie auxquels j’ai été confronté récemment. Par exemple, je me rappelle avec émoi du run de Spiderman: Maximum Carnage. Et revenir sur ce bon souvenir, avec la sortie des comics chez Panini, me fait découvrir avec effroi un scénario kitsch, des dessins datés, une période de Spiderman qui a mal vieilli. Horreur mes souvenirs m’avaient lourdement trompé sur la marchandise. Puis il y a l’autre type de nostalgie, celle ressentie en lisant ce tome des Power Rangers.

Un Ranger Vert qui transpire la classe

Un scénario kitsch certes, mais totalement dans l’esprit de la série et exactement le souvenir que j’en avais, une histoire légèrement réactualisée, de jolis dessins et la promesse d’en avoir encore plus dans les tomes à venir. Ô joie pour moi, mon enfance n’était pas qu’un tissu de mensonges. Ce premier tome des Power Rangers est une agréable surprise… quoique ce n’était pas réellement une surprise… nous avions un dessinateur de talent, Hendry Prasetya, et le merveilleux Kyle Higgins au scénario (aaaaah,, rappelez-vous Hadrian’s Wall, sa critique et l’interview de Kyle). Mais mes critiques respectant un format presque traditionnel, reprenons les choses dans l’ordre et commençons par vous parler de l’histoire…

Et un duo avec une sorcière bienaimée… Samantha Repulsa

The Lone Green Ranger

Nous commençons cette histoire avec l’arrivée de Tommy Oliver, le Ranger Vert, dans l’équipe des Power Rangers. Précédemment sous le contrôle de la maléfique Rita Repulsa, les autres Rangers ont du mal à savoir si Tommy est un allié ou un ennemi qui chercherait à les infiltrer. De son côté, Tommy est lui aussi en proie au doute, victime d’hallucinations… ou bien serait-ce autre chose? Mais pas le temps pour le groupe de se reconstruire, Rita Repulsa est de retour alors que tous la pensaient vaincue. Il va alors falloir se battre pour empêcher le monde d’être détruit, alors que l’équipe est fragilisée et doit se trouver une nouvelle identité. L’histoire ne vous prendra pas par la main, soyez avertis. Le comics estime que vous connaissez déjà l’histoire des Power Rangers et part d’une situation de départ, l’arrivée du Ranger Vert, sans vous en expliquer beaucoup plus.

Who you’re gonna call? Power Rangers

Certes ça ne demande pas une connaissance encyclopédique de la série, mais c’est le choix que fait ici Kyle Higgins. Pour lui c’est clair, les gens qui liront son comics savent déjà de quoi le comics va parler ou feront l’effort de s’accrocher au wagon de l’histoire, en lui pardonnant de ne pas prendre le temps de revenir un peu sur les bases. Personnellement, j’ai trouvé le choix de Kyle Higgins audacieux et judicieux, et de ce que j’en ai entendu autour de moi, ça ne perturbe pas les plus jeunes qui n’ont pas connu la série d’origine. Du reste, vous retrouverez tout ce que vous avez aimé dans le récit: des robots, des combats, des méchants très méchants, des héros valeureux et le duo de loser Bulk et Skull. Le fan en moi était heureux, l’enfant en moi était tout fou, un bien agréable comics.

Si vous avez aimé la vidéo, un petit pouce bleu!

It’s Morphin Time! (ouais, je prends des titres faciles)

Ce qu’on ressent en premier à la lecture du comics, c’est l’amour de Kyle Higgins pour la série. Ce comics est vraiment respectueux du format d’origine, une ode à la gloire des Power Rangers, intelligemment mis en scène. Glénat nous fournit même une petit introduction à ce sujet en début de tome, où on revient un peu sur la genèse du tome, et on voit qu’il s’agit effectivement d’un livre de fans. Le soucis généralement avec ce genre de récits alors, c’est qu’ils risquent de ne s’adresser qu’aux fans mais ici, Higgins trouve le moyen de toucher tous les types de public qui y seraient réceptifs. Il prend le soin de donner plus de carrure aux personnages, leur psychologie est creusée et c’est une bonne chose qui manque à la série. Ici on sent le malêtre de Tommy qui se sent coupable des crimes commis sous l’influence de Rita et qui a peur de trahir ses nouveaux amis, on sent la difficulté de Billy, le Ranger Bleu, de ne pas être à la hauteur des autres au niveau de ses capacités martiales, on voit Jason se soucier des membres de l’équipe, lui donnant la stature du chef d’équipe qu’il est. Les réseaux sociaux sont présents dans le récit, le modernisant. Bulk et Skull tiennent une chaîne Youtube sur laquelle ils parlent des Power Rangers, les défenseurs de la ville de Angel Grove. Bref si je n’irais pas jusqu’à crier au génie, je trouve que Higgins s’en tire avec les honneurs. Du moderne, mais pas trop, un équilibre délicat.

Une téléportation au cœur de l’action!

Des Zords, comme s’il en pleuvait

J’ai découvert Hendry Prasetya avec ce premier tome. Et je constate que c’était un excellent choix. Le style de l’artiste, très réaliste, colle parfaitement à l’histoire et on reconnait tous les personnages, tous. On a le droit à certains moments de débauche visuelle, comme par exemple la scène, très attendue, où les Zords sont de sortie. Ils sont juste splendides et on en a pour notre argent. Sans compter les moments de fan-service, comme quand Tommy appelle son  Dragonzord avec sa flûte…. aaaah j’étais littéralement plongé en enfance. Des scènes de combat dynamiques viennent également agrémenter le récit, vraiment Prasetya se montre à la hauteur de nos espoirs.

Mais… mais… serait-ce le Mégazord en arrière-plan? *hurle de joie*

Père Higgins, raconte nous une histoire

Un premier tome pour les Power Rangers qui, en plus d’être à un prix très abordable (merci Glénat), viendra contenter les fans de la première heure et qui sera aussi apprécié par les jeunes. Bref un tome qui nous réunit tous, petits et grands, voilà la réussite qu’est pour moi cette histoire. Alors il ne faut pas s’attendre à ce que ce comics ne va pas vous proposer, on reste sur du Power Rangers, pas du Shakespeare, l’œuvre restant fidèle à son modèle. Et c’est aussi ça que j’ai apprécié, nous sommes en face d’une proposition très honnête dans sa démarche. Cela dit je n’ai rien contre le fait qu’on revisite les mythes et qu’on les modifie, c’est aussi intéressant, mais plus risqué. Et notons d’ailleurs que c’est quelque chose qui est devenu fréquent, on se rappellera par exemple le court métrage qui proposait une variante bien plus sombre des Rangers (alors que le film sorti récemment se rapproche bien plus du comics dans sa démarche). Du coup ce comics est un peu à contre-courant de ce qui se fait et garde un ton définitivement héroïque, qui fait du bien.

La note On a kiffé On espérait mieux
7/10
  • Des Power Rangers, des Zords, un Mégazord,…
  • Bref, tout ce qu’on était en droit d’attendre
  • Des personnages plus intéressants que ce que la série nous proposait
  • Quelques touches de modernité bienvenues
  • Un démarrage un peu brutal
  • Un peu trop de vert (d’un autre côté, c’est dans le titre)

Pour se procurer le tome:

Power Rangers – T01

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