La Sorcière Rouge – T02

Résumé: La Sorcière Rouge poursuit sa quête à travers le monde entier pour restaurer la magie. Sa mission la conduit à Paris, au Japon et dans sa famille.


La Sorcière Rouge – Tome 2

Fiche technique:
Scénario : Kelly Thompson
Dessin: Emma Vieceli, Corin Howel
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 10 mai 2017


Scarlet Bewitched

La Sorcière Rouge est un personnage que je trouve très intéressant qui a eu droit à de très beaux arcs narratifs: ses relations multiples (la Vision en tête), ses enfants imaginaires, House of M, le retour de ses enfants plus si imaginaires que ça, … Un personnage avec un pouvoir énorme et qui a bénéficié de récits de très bonne qualité. Si on imagine facilement que pouvoir manipuler la réalité est vraiment balèze, ce n’est pas sans conséquence pour Wanda Maximoff, aussi connue sous le nom de la Sorcière Rouge, qui a causé des dégâts à la hauteur de sa puissance (No more mutants, les vrais savent).

Voici le Archangel français, classe et déprimé

Pour ce second tome de la Sorcière Rouge, nous retrouvons Wanda qui a décidé de remettre de l’ordre dans la magie en faisant le tour du monde, histoire de racheter un peu toutes les… conneries qu’elle a pu faire par le passé. Le principe de cette série est simple, on change de dessinateur à chaque chapitre et on voyage beaucoup. Au programme de ce second tome, on a le droit à Tokyo (du très bon), et à Paris (très intéressant aussi), et d’autres aventures de notre sorcière bienaimée. Mais au-delà d’avoir l’impression de voir un épisode de Wanda l’exploratrice, ce comics présente-t-il un intérêt?

Une esthétique de tous les instants, même dans les combats

De mauvais mutants pas si mauvais que ça

James Robinson nous dépeint un personnage visiblement rongé par la culpabilité et qui est en quête de rédemption. Wanda cherche à se faire pardonner en faisant le bien autour d’elle, mais la vie ne lui fera pas de cadeaux. Je dois dire que je suis vraiment sous le charme de cette narration, finalement assez lente et très poétique. Mon plus gros coup de coeur de ce tome va au voyage de Wanda au Japon avec un bestiaire lié aux mythes locaux qui rend le tout très dépaysant. On a le droit à un Oni, de la magie made in Japan et un renard qui accompagnera tout le voyage au pays du Soleil-Levant. Mais, parce que je souhaite pousser un petit coup de gueule, il y a un chapitre qui m’a fâché avec James Robinson. On a le droit à la rencontre entre Wanda et son frère Pietro… et ça craint à tous les niveaux pour moi.

Le crime ne paiera pas, ou presque

On est dans un titre qui met en scène la Sorcière Rouge, je suis d’accord avec ça mais ce n’est pas pour autant qu’on peut se permettre de massacrer les autres personnages pour rendre Wanda plus blanche que blanche. Et là, sérieusement, c’est catastrophique pour le développement de la relation entre les deux personnages, et en plus Pietro passe pour la pire des ordures, qui ne tient pas à sa sœur… on parle bien du même personnage qui, dans House of M, fera tout pour protéger sa famille, même si il s’agit de se mettre le reste du monde à dos. Ça ne tient pas la route, j’étais vraiment fâché. Cela dit, c’est un seul chapitre sur l’ensemble du tome et ma colère mise à part, l’idée de faire se rencontrer Wanda et Pietro était la bienvenue. Pour synthétiser tout ça, je dirais que le travail sur la Sorcière Rouge est presque parfait, mais que la tentation de rendre Wanda plus légitime au détriment d’autres personnages fut trop grande pour Robinson. Dommage.

On choisit ses amis, pas sa famille

Ils étaient vingt et cent

Visuellement, on a le droit à un patchwork de dessinateurs. C’est franchement très beau. Mention toute particulière à Marguerite Sauvage qui nous offre un chapitre magnifique se passant à Paris. Un magnifique jeu de couleurs, avec une Wanda qui détonne toute de rouge vêtue dans un ville sombre et embrumée. C’est sombre, surréaliste, poétique, du très bel art.  Autre dessinatrice que je souhaite mentionner, Kei Zama en charge du chapitre sur Tokyo. Avec un style très typé manga qui colle juste parfaitement au ton du récit. Et enfin, je note aussi un superbe travail sur les couvertures qui sont franchement splendides.

C’est juste… beau

Un jour, petit homme deviendra grand

La Sorcière Rouge est une très bonne surprise qui magnifie le personnage de Wanda Maximoff. On commence doucement à se voir dessiner un fil rouge, tout en en profitant pour développer ce personnage de femme fragile pour en faire une vraie héroïne. Et cette transition, on la ressent vraiment au travers du récit, du premier tome à celui-ci, un énorme chemin a été parcouru. Un début un peu laborieux pour en arriver à un récit qui prend vraiment toute son ampleur dans ce second tome.

Pendant ce temps-là au Japon, une sorcière et un renard font connaissance

Agréable de voir une telle progression, je me permettrais de faire la comparaison entre Robinson et le personnage de Wanda, avec un départ hésitant pour en arriver au meilleur de ce qu’ils peuvent donner. En plus l’idée d’enchaîner les dessinateurs est intéressante, puisqu’on peut adapter le dessinateur au chapitre, avec un réel travail de composition. La Sorcière Rouge n’est pas le récit le plus accessible, mais il est clairement un incontournable pour les fans du personnage et par les gens en quête de récits différents.

La note On a kiffé On espérait mieux
8/10
  • Des visuels variés et de qualité
  • Des couvertures vraiment très travaillées
  • Le voyage de Wanda, initiatique sur bien des points
  • Attention à ne pas faire évoluer Wanda au détriment du reste de l’univers Marvel (puis j’aime bien Pietro en plus… partial, moi?)

Pour se procurer le tome:

La Sorcière Rouge – T02

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*