Uncanny Avengers – T04

Résumé: Les Sentinelles chasseuses de mutants continuent d’attaquer les X-Men. Cyclope demande des comptes à Maria Hill, la directrice du S.H.I.E.L.D. Cette dernière espère que Dazzler, son agent de liaison auprès de la communauté mutante, pourra désamorcer cette situation. Mais ce quelle ne sait pas, cest que Dazzler a été remplacée par la terroriste Mystique.


Uncanny Avengers – T04

Fiche technique:
Scénario : Rick Remender
Dessin :
 Daniel Acuña
Editeurs:  Marvel  (VO) / Panini Comics (VF)
Pagination : 136 pages
Date de sortie:
  14 octobre 2015


It’s a Wonderful World

Nous démarrons donc ce tome dans un futur où les mutants ne se contentent pas de régner, non ils sont les seuls à avoir survécu à l’Apocalypse prévue par Uriel et Eimin, les Jumeaux maléfiques. Mais ce futur n’est pas pour plaire à tout le monde, Havok et la Guêpe ont eu un enfant qui s’est avéré n’être qu’un humain, hérésie dans un monde où seuls les mutants existent. Ils se cachent et luttent encore et toujours pour rétablir ce qu’ils estiment être juste, avec l’aide du Fauve et de Thor. Dans ce monde, ils sont seuls, bien seuls, même les X-Men ont rejoint la cause des Jumeaux. Mais ils vont pouvoir compter sur l’aide d’un allié pour le moins inattendu… Kang le Conquérant, furieux d’avoir été trahi par Uriel et Eimin. Kang qui ne viendra pas seul, il sera accompagné d’un groupe qu’il aura recruté dans différentes réalités, dont la composition est d’ailleurs plutôt amusante. Je ne dévoilerai pas l’entièreté des têtes présentes mais vous pouvez compter sur Stryfe et une tante May plutôt stylée, entre autre chose. Rick Remender se fait plaisir et nous fait plaisir par la même occasion. Par la suite, nous avons droit à un voyage dans le temps et un final bien amené. Surprise, émotion et révélation seront au rendez-vous.

Poussez-vous, il y a des soldes chez Intermarché!

Back to the past of the future of the present… ?

Du point de vue du scénario, c’est très astucieux et on peut féliciter Remender pour ce final qui aurait mérité de tenir un peu plus en longueur. On se retrouve avec une version de Days of Future Past inversée, voir une sorte d’hommage à l’Ère d’Apocalypse. Les mutants règnent en maître, ou plutôt sont les seuls à avoir survécu à l’attaque des Célestes. Remender nous donne un bref aperçu de ce monde dans lequel il fait bon vivre, même si nous comprenons facilement que Havok et la Guêpe, eux, ne sont pas heureux. Il en profite pour mettre toute une série de personnages en avant, peut-être un peu trop parce qu’au final tous ne seront pas développés. On notera, par exemple, l’équipe de Chrono Corps menée par Immortus qui viendra prêter main forte aux héros mais dont l’identité de ses membres n’est même pas abordée. Autre petit souci, le scénario est très dense et il est facile de perdre le cours des évènements. Ce souci n’est pas trop grave car le livre se prête dès lors parfaitement à une seconde lecture. Remender ne prend pas le lecteur pour un idiot, il place les éléments qu’il estime comme étant connu et laisse de côté les néophytes. Peut-être qu’un peu plus de subtilité dans l’écriture aurait profité au récit pour le rendre accessible à tous.

Un joli Colosse flottant, quelle grâce

Hakuna Matata

Au dessin, nous retrouvons encore Daniel Acuña. Son style convient parfaitement bien au ton du livre, on le sent à l’aise avec l’équipe. Que ce soit au début avec la mise en place de la Planète X où ne vivent que les mutants, rendant parfaitement un mélange d’ambiance surréaliste et futuriste, ou plus tard lors des batailles aux dimensions épiques. Il est définitivement le dessinateur qui aura marqué cette période des Uncanny Avengers. Par honnêteté, on notera une baisse de régime vers la fin du tome, mais largement rattrapée par un final en apothéose. Pour l’anecdote, la variant cover du numéro 22 faite par Acuña est un hommage à une couverture de Jack Kirby, datant de 1964, voyant les Vengeurs s’opposer à Kang, déjà à l’époque.

Daniel Acuña nous offre de jolies mises en scène

La mort est une dette que chacun ne peut payer qu’une fois

Uncanny Avengers, le quatrième tome, est un réel plaisir. Les voyages dans le temps sont toujours périlleux et la tendance va à la simple annulation des évènements futurs lors du retour dans le présent. Remender nous prouve ici son talent, faisant retomber de lourdes conséquences pour le groupe. Au final, la mort de certains héros n’aura pas lieu, mais on aurait envie de croire à la lecture de ce livre qu’il peut y avoir des répercussions plus graves et plus profondes. A la fin de la journée, nos héros auront vaincu mais le prix fut lourd à payer. Il va être temps pour l’équipe de faire face à Axis, je ne peux que recommander d’avoir lu les Uncanny Avengers pour parvenir à une meilleure compréhension de cet évènement, tant la psychologie de nos héros s’est vue affectée par ce qu’ils ont vécu. Remender aura fourni un travail magnifique, offrant à, par exemple, Wolverine une quête de rédemption, à Havok une raison de s’en vouloir, à Malicia et à la Sorcière Rouge la possibilité de se réconcilier… bref, on peut ne pas aimer mais ce tome 4 vient clôturer l’aventure de manière magistrale. Et qui de mieux qu’Acuña pour accompagner le scénario… On en redemanderait.

Note à moi-même: ne jamais énerver Havok

Sir Didymus Écrit par :

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