[Critique] Deadpool T01 – Une Affaire Épouvantable – Deluxe

Résumé: La série Deadpool de Daniel Way arrive en MARVEL DELUXE. Dans ce premier album, les Skrulls envahissent la Terre ! Deadpool est certainement la seule personne à pouvoir sauver la planète… à condition qu’il le veuille ! Puis, le mercenaire disert décide d’attaquer Norman Osborn. Pour l’arrêter, ce dernier va déployer sa toute nouvelle équipe de Thunderbolts. 


Deadpool T01 – Une Affaire Épouvantable – Deluxe

Fiche technique:
Scénario : Daniel Way
Dessin: Andy Diggle, Paco Medina, Carlo Barberi
Editeurs: Panini Comics
Date de sortie: 07 janvier 2015


Deadpool et moi?

Ma relation avec Deadpool est pour le moins étrange, au moins autant que le personnage. Je l’appréciais avant que la majorité ne le connaisse. Puis, en tant que hipster des temps modernes, j’ai commencé à me détourner du personnage. Trop mainstream? Oui… mais je suis ainsi fait, au moins je le reconnais. Toujours est-il que pour la première critique de Be Comics, je l’ai choisi. Je vous invite d’ailleurs à la lire ici (ou même sur Comics Prime ici, quand j’étais chroniqueur chez eux et je les remercie de m’avoir lancé). Ce qui m’a réellement réconcilié avec le personnage, c’est le run de Rick Remender sur X-Force dans lequel se trouve Deadpool. J’ai, à nouveau, craqué sur le personnage et j’ai décidé de lui redonner sa chance. Cette semaine, j’ai eu l’immense plaisir de trouver en magasin ce tome en seconde main. Grand collectionneur de Marvel Deluxe, j’ai voulu le prendre et c’est chose faite. Je l’ai lu, et je compte vous en parler. C’est parti pour la critique d’un tome que je n’aurais jamais pensé trouver.

Deadpool, traitre de la Terre?

Lost in Space, mais avec des Skrulls

Ce premier tome prend place peu avant la fin de l’événement Secret Invasion. Deadpool est mandaté par Nick Fury pour trouver une information vitale dans la guerre contre les Skrulls. Celui-ci va non seulement réussir sa mission, mais le faire dans une manière qui le caractérise. De bons moments d’amusement, des blagues parfois lourdes, parfois moins, bref du Deadpool et ce sera le sujet de ma conclusion. J’y reviens donc, retour à l’histoire. En accomplissant sa mission, le brave Deadpool va s’attirer les foudres de nombreux adversaires qui ne vont avoir de cesse de le traquer. Il va donc falloir faire preuve de talents pour le mercenaire, afin de ne pas se faire prendre et surtout de mettre la main sur la récompense promise. L’histoire en elle-même se place donc dans la continuité, gros point positif, mais nécessite tout de même de connaître un peu le contexte. Cela dit, il y a une histoire et c’est déjà pas mal.

Un petit air de …Bruce Willis

Un scénario qui plait, mais qui manque d’un je-ne-sais-quoi

Daniel Way, que je découvre ici, nous pond un scénario très correct. A mon sens, l’humour est bien dosé, mais reste un chouilla trop présent, ou en tout cas ne faisait pas systématiquement mouche pour moi. Ce n’est pas non plus ce que j’ai lu de mieux concernant le personnage, je lui préfère nettement ce qu’en fait Remender. Mais il n’empêche que ce tome reste agréable à lire, si si. Pour quelles raisons? On fait usage des caractéristiques du personnage: le 4e mur est explosé, les références pleuvent, on y voit Bob… Bob? C’est un petit gars de l’HYDRA qui apparait régulièrement pour aider Deadpool. En plus de cela, le scénariste place un contexte à l’histoire et nous offre donc un récit faisant partie de la continuité. On sourit régulièrement et certains passages sont tout bonnement géniaux. J’ai personnellement adoré le duo formé avec le Taskmaster, par exemple, qui montre le côté plus mercenaire de l’univers Marvel.

Deadpool et ses drôles de dames

Deadpool est moche, mais il reste beau… logique?

Quant aux dessins, ça va du bon, voir très bon vers le moyen. Ils sont plusieurs dessinateurs à se relayer ici, et pour cause c’est un format Deluxe, donc beaucoup de pages, donc plusieurs histoires… donc parfois on arrive à un changement de dessinateur. Sur quelques pages, on arrive à un résultat très (trop) cartoon. Mais tout passe, c’est aussi l’avantage de ce personnage. C’est bourré de scènes d’action, on croise quand même plusieurs personnages et ils sont tous bien reconnaissables. De nouveau, une mention spéciale au Taskmaster vers la fin du tome qui nous offre un visage digne des dessins animés de Tex Avery.

C’est cartoon, mais ça passe même très bien

La suite bientôt? A voir

Il me reste encore deux tomes à lire sur lesquels j’ai mis la main, Suicide Kings et Vague de Mutilation. J’espère qu’ils m’offriront des moments particuliers, que je pourrai apprécier et qui me rabibocheront définitivement avec Deadpool. Ce premier tome en Deluxe m’a plu, et se laisse lire. Ce n’est pas l’excellence, mais je n’en attendais pas autant non plus, dois-je l’avouer. Bob est drôle, Taskmaster aussi, Deadpool également et l’histoire reste cohérente et amusante. On s’amusera de voir Deadpool jouer avec les pieds de Norman Osborn, alors devenu directeur du SHIELD. Je vous recommande de préférence le tome de X-Force de Remender, toutefois celui-ci reste agréable. Je lui donnerais la mention bien, mais peut mieux faire. Et je reste persuadé que Deadpool est un personnage pour lequel il est difficile d’écrire, un exercice périlleux à mon sens et à mon regard de critique. Et rien que sur ce point, je trouve que Daniel Way s’en sort largement avec les honneurs.

Sir Didymus Écrit par :

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