[Critique] Génération Y

Alors commençons par ce qui devrait vous avoir frappé, il s’agit d’un manga et non d’un comics, mais oui, on est des fous sur Be Comics. Vous le savez, la Belgique, c’est la France du pauvre et on est obligé de sauter sur tout ce qui passe pour combler notre actualité… Non non non, plus sérieusement, c’est un manga oui, mais c’est un manga dessiné par la talentueuse Ayaluna qui a été sollicité de trop nombreuses fois par les services des membres de la rédaction. Pour retrouver Génération Y, c’est par ici et pour retrouver les publications d’Ayaluna, c’est par là. Ceci étant fait, je vais donc pouvoir m’attaquer à une critique subjective, dont j’ai l’art.


Petit préface de l’auteure:
Victime de brimades lors de son enfance, démuni par l’inaction des adultes, Yamato fait le serment de protéger les plus vulnérables face à ce monde parfois si cruel. N’ayant plus foi en la loi, il imposera la sienne. Manga publié gratuitement au rythme de 2 à 5 planches par semaine en fonction de la scène.


Génération Y? On est en plein dedans

C’est donc Ayaluna qui m’a contacté directement pour me demander si je pouvais parler de son projet, qui forcément lui tient à cœur. Humilité oblige, elle m’a répété plusieurs fois que je n’étais pas obligé de le faire. Ne nous mentons pas, j’aime ce qu’elle fait et c’est le genre de requête que vous ne pouvez pas refuser. Je ne dis pas que Be Comics a 50.000 lecteurs mais si je peux contribuer même maigrement à ce qu’elle puisse y gagner en visibilité, alors oui, j’ai eu envie de le faire.

Yamato, le rebelle au cœur tendre (mais aux méthodes d’acier)

Encore fallait-il que je puisse en parler, et donc je me suis lancé dans ce manga alors même que ce n’est pas mon univers de prédilection. Nous sommes ici en présence de Shinji, un étudiant qui rentre au collège et qui est bien trop timide pour son propre bien. Il va rapidement faire la connaissance de Yamato qui va changer sa vie. Scénariste et dessinatrice, Ayaluna nous offre un récit reprenant les codes du manga, à la sauce belgo-française et pour moi, ça marche. C’est parti pour les explications!

L’adolescence et ses maux, et ses biens

Génération Y va nous mettre en présence de jeunes adolescents rentrant au collège et au lycée. L’enfance et l’adolescence sont des phases de découverte de soi et des autres, et ici on va donc découvrir Shinji principalement. Quand j’ai démarré la lecture de Génération Y, je situais l’action au Japon mais ce n’est pas aussi clair et Ayaluna joue habilement sur les mots, les décors et les noms pour semer le doute. Au final, c’est une France fantasmée, Belgique revisitée qui sert de lieu à l’action.

Ouistitiiiiiii… photo de famille

Le premier indice vient de la réflexion d’une camarade de classe, Myriam, quant au prénom de Shinji qui sonne étrangement à ses oreilles. Et pour cause, si il s’appelle Shinji, c’est en hommage à Evangelion (jolie référence). Puis on finit par se rendre compte qu’on est en territoire connu, au niveau des noms et des décors, de la structure scolaire, bref non, nous ne sommes pas au Japon. Mais où sommes-nous alors? Nous ne le savons pas (du moins, jusqu’au chapitre 3) et c’est amusant de se rendre compte que l’histoire marche très bien, sans savoir situer l’action.

Le Harcèlement, c’est mal (si si)

On va très vite aborder des thèmes forts, dont celui du harcèlement (scolaire ou non). Yamato, notre bad boy, est un justicier qui utilise la violence pour combattre la violence. Ceci lui attire des soucis, la police n’appréciant pas les méthodes du jeune homme. Mais on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine sympathie pour le garçon.

Hey, mes ces têtes me rappellent un manga/anime… mais lequel?

Et en parlant de Génération Y, on retrouve également une présence importante des écrans et smartphones, Shinji ayant d’ailleurs même du mal à rentrer en contact avec ses petits camarades au lycée. D’ailleurs, Shinji a visiblement plus d’un soucis à résoudre et il est difficile de ne pas avoir un petit pincement au cœur quand on voit certaines des difficultés qu’il va rencontrer.

Mon dieu, ce ne sont pas des dessins de comics

Les dessins sont de… Ayaluna (non mais sérieux, vous suivez ou pas là?). J’aime le trait, je l’ai toujours aimé d’ailleurs et ce n’est pas pour rien que j’ai fait appel à ses services. Ici, il s’agit plus que de dessiner un ou plusieurs avatars, et il faut aussi poser des décors. Et si je ne peux trop comparer le travail d’Ayaluna a d’autres auteurs de mangas, j’ai trouvé ça vraiment agréable à l’oeil. Par moment assez épurés, par moment plus détaillés, on voyage, on bouge et on visite différents endroits comme le lycée de Shinji, sa maison, un poste de police, … Je trouve un réel charme à l’ensemble.

Et tu frappes, frappes, frappes, c’est ta façon d’aimer

Retour au lycée! Yeah

Après la lecture des trois premiers chapitres, j’ai l’envie d’en savoir plus et de voir où va nous emmener Ayaluna. Yamato et Shinji vont-ils faire la paix? Devenir amis? Quelle est l’histoire de Yamato? Est-ce qu’ils finiront ensemble? Ou simplement amis? L’adolescent en moi a réellement été pris par ces quelques pages mettant en place ce Génération Y. En plus, la lecture est entièrement gratuite… alors comment pourrait-on bouder son plaisir ou au moins laisser sa chance au récit d’Ayaluna?

Je me suis lancé dans cette lecture sans savoir sur quoi j’allais tomber et la surprise fut donc plaisante, et l’expérience de critiquer un manga intéressante. Je recommencerai bien volontiers. Quant à vous, je vous invite à aller faire un tour sur la page de Génération Y et de vous plonger dans ce récit, au pire vous ne perdrez qu’un peu de votre temps. Et au mieux, vous aurez passé un moment des plus agréable.

Sir Didymus Écrit par :

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