[Critique] Power Rangers – T02

 

Après un premier tome qui m’avait plus qu’agréablement surpris, j’ai décidé de poursuivre cette gamme de comics, paru chez Glénat. Ce groupe, les Power Rangers, a bercé mon enfance et mes trop nombreuses heures passées devant la télévision leur sont en partie dues. Une suite parlant de dragon noir, et avec une magnifique couverture, je me suis lancé dans l’aventure sans trop réfléchir. Alors, go go Power Rangers!


Power Rangers – Tome 2


Fiche technique:
Scénario : Kyle Higgins
Dessin: Hendry Prasetya
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 23 août 2017


Ère du renouveau

Après un premier tome qui m’avait laissé un gout de trop peu, j’ai enfin, finalement, avec envie et attente, pu mettre la main sur le tome 2. Bon, en vrai, cela fait maintenant plus de 3 mois que je l’ai, ainsi que sa suite… mais vous le savez, j’ai du travail en retard pour me remettre à jour sur mes critiques. Que faut-il attendre dans ce tome 2 des aventures des Power Rangers ? Un cataclysme d’ampleur mondiale, rien de moins… car oui, et c’est annoncé dans le résumé du comics (donc je considère que ça ne spoile pas), Rita a vaincu.

It’s good to be the queen, tout est dit

Un scénario qu’on n’aurait difficilement pensé possible mais qui va prendre forme sous vos yeux, et sous les miens. Des combats, des Zords, du drame, des larmes et de l’héroïsme, putain (désolé de l’expression) mais qu’est-ce que ce fut bon… Et pourtant, ce n’est « que » les Power Rangers. Mais comment? Pourquoi? On va voir tout cela plus en détails, mais on va commencer, et c’est une habitude, par passer au crible le scénario.

Ère d’Higgins

Kyle Higgins réussit, et je n’en attendais pas moins du monsieur, à nous livrer un récit fidèle à la série télévisée originale mais tout en le replaçant dans un contexte plus contemporain. On garde ce qui fait la force du show, tout en y ajoutant de la complexité et des enjeux plus importants. Je m’explique, je m’explique, laissez moi le temps s’il vous plait. Je vais prendre une scène qui pour moi symbolise bien tout cela, Rita Repulsa cherche quelqu’un pour prendre le rôle du Ranger Vert, son Rangerà elle. Dans la série, on le sait, c’est Tommy qui va prendre le rôle et dans le comics? Aussi. Mais dans un flashback, on constate que Tommy n’était pas son premier choix.

La sorcière a constaté que certains Rangers, ici Zack (le Ranger Noir pour ceux qui ne savent pas), ne sont pas d’accord avec la façon dont fonctionne le groupe. Se disant que si ils font de bons gentils Rangers, ils seraient tout autant efficaces en étant maléfiques, elle va donc tenter de séduire le Ranger Noir Zack, en lui proposant les moyens de ses ambitions. Cette scène marche, mais vraiment bien, et même si on connait la finalité, on se remet en question et on se demande quelle sera la réponse du Ranger Noir à la proposition de Rita. Je pourrais aussi vous parler de la longue discussion entre Billy et Goldar, qui est également très intéressante dans sa construction. Oui, je ne m’en suis pas encore remis.

Quand Goldar se fait remettre en place par Billy, ça fait mouche

Ère de la guerre

Notons aussi que je parlais d’enjeux et si la presque entièreté de la série se passe à Angel Grove (une petite ville où il ne fait pas bon vivre), ici on va avoir droit à quelques plans sur différents endroits sur la planète. Car, oui, on a tendance à l’oublier mais Rita Repulsa cherche en fait à dominer la planète Terre, pas juste à devenir bourgmestre d’une ville en ruine. Et si vous aviez fantasmé (mais cela fait de vous quelqu’un de bizarre quand même, ne nous le cachons pas) de voir un Zord au pied de la Tour Eiffel, votre rêve prend forme. La planète est en danger et on le ressent.

Et dans tous ces conflits internes comme externes, où est l’esprit Power Rangers? Comme je l’ai souligné plus haut, on garde un groupe soudé et uni face à l’adversité, avec ses faiblesses, mais des valeurs qui transpirent par tous les pores de la peau de nos jeunes et braves Rangers. C’est ensemble qu’ils vont devoir lutter, c’est ensemble qu’ils vont souffrir et c’est ensemble qu’ils vont se relever. Kyle Higgins sait qu’ils nous parlent de héros et nous offrent des êtres humains qui vont devoir passer outre leurs défauts et leur ego pour espérer une victoire. Cette victoire n’est pas pour eux, mais bien pour le reste de l’humanité. Pas mal, hein?

Ce Dragon Noir, ce Dragon Noir… rah, il n’y a que moi qui crie Evangelion quand je le vois?

Ère de la débauche visuelle

Alors les dessins, ils sont à la hauteur de l’histoire et c’est déjà presque trop pour pouvoir y croire. Après, vous aimerez ou non le style graphique, mais le dessinateur Hendry Prasetya livre un travail de qualité, pas trop marqué et qui, donc, devrait plaire à une vaste majorité. On notera que le dessinateur nous livre de jolies scènes de combats, qui respectent une sorte de chorégraphie propre aux sentaïs et, de facto, aux Power Rangers. Même si il a ses petits moments de faiblesse, l’ensemble reste harmonieux. J’ai noté également un côté Evangelion dans le combat qui opposera le Zord du Ranger Vert au Dragon Noir qui n’était pas du tout pour me déplaire. Un bien beau comics, et à nouveau, on continue sur de la qualité. Youpi.

Ère de l’amour

De ce second tome, je ressors donc séduit. Séduit par le scénario, par le mélange entre nostalgie et présent, par les tonalités sérieuses du récit et aussi par des dessins de qualité. Si je ne me permettrais pas de dire de ce comics Power Rangers qu’il est un réel chef d’oeuvre, je me dois quand même de remettre les choses dans leur contexte et de préciser que ce comics est issu d’une série pour enfants qui était faite pour leur vendre des jouets, point à la ligne. Et de cette nostalgie et de ce simple placement de produits, Kyle Higgins arrive à nous offrir un comics d’une richesse et d’une profondeur que nous n’étions pas en droit d’exiger.

Tous ensemble, c’est mieux, c’est beau, c’est bon

Je veux dire, j’ai vu le film des Power Rangers et je voulais juste voir les Zords sur grand écran, ce que j’ai eu. Ici, je voulais presque la même chose et j’en suis sorti avec bien plus. On creuse la psychologie des personnages qui étaient juste vides à l’époque et on en fait des êtres humains complexes, et on hisse des valeurs qui nous montrent le meilleur de ce que nous sommes ou de ce que nous pourrions être, même dans l’adversité. Bon bon bon, vous avez bien sûr le droit d’être allergique à ce comics, voir aux comics, mais si vous avez comme moi l’envie de leur laisser leur chance, vous ne risquez qu’une chose: en sortir grandi. #SirDidymusout

PS: J’ai hésité à faire une critique plus neutre, moins emportée. Mais d’une, je ne suis pas comme ça. j’aime et je n’aime pas à moitié. Et de deux, je voulais vraiment rendre hommage au travail accompli par les auteurs de ce comics.

Sir Didymus Écrit par :

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