[Critique] Power Rangers – T03: L’Ère de Repulsa

Quand tu as attaqué ta critique avec un air satisfait parce que tu as rattrapé ton retard, puis tu regardes encore le travail qu’il te reste à faire, tu pleures. Ensuite tu te remémores ta lecture pour te mettre dans le bon état d’esprit et là, joie et bonheur. Continuant sur sa lancée, ce tome 3 des Power Rangers, l’Ère de Repulsa, réussit à me donner envie de sauver le monde en portant un costume en spandex! Merci à Glénat Comics qui a pris la peine de nous le faire parvenir, et merci à moi de vous en parler (il faut bien que je le dise, sinon vous ne le ferez pas). Go Go Power Rangers? Pour le meilleur, et toujours pour le meilleur, c’est parti pour ce troisième tome et ma critique qui l’accompagne.


Power Rangers – Tome 3

Fiche technique:
Scénario : Kyle Higgins
Dessin: Hendry Prasetya
Editeurs: Glénat Comics
Date de sortie: 23 août 2017


Vert et Bleu contre le monde de Repulsa

Tommy et Billy sont perdus dans un monde mystérieux et sans leurs pouvoirs. Alors que le monde peine à se remettre de l’attaque de Rita, Jason, Kimberly, Zack, Trini et Alpha 5 doivent faire tout leur possible pour sauver Zordon et ramener leurs amis en sûreté… Et c’est avec ce pitch que vous commencerez ce troisième tome des Power Rangers (pour être précis, des Mighty Morphin Power Rangers). Dans les faits, ce récit va être composé de plusieurs arcs, mais effectivement on se concentrera principalement sur le duo composé par Billy et Tommy qui aura fort à faire, transportés dans un futur post-apocalyptique alternatif.

Qu’il est beau le Lord Drakkon, faisant du manspreading sur son trône

Sommes-nous victimes de notre destin ou pouvons-nous agir et en décider? Une question bien complexe pour un comics de ce calibre, mais qu’à cela ne tienne, Kyle Higgins nous offre sa version de la question et ébauchera la réponse tout le long du tome. On en profite aussi pour remettre une petite couche de bonnes valeurs et on se retrouve avec l’Ère de Repulsa dans les mains, en se demandant comment on en est arrivé là. Avec tout le manque d’objectivité qui me caractérise, mais toute la sincérité du monde, c’est en finissant la lecture de ce tome que je fus convaincu que je devais continuer à vous parler de la franchise.

Hamlet Rangers!

Comme je l’explique plus haut, Kyle Higgins nous offre le meilleur de ce qu’on pouvait attendre, parce que oui, maintenant j’ai des attentes. Tout l’arc de Tommy est grandiose et son voyage dans le futur alternatif jouera grandement sur la personne qu’il est et qu’il deviendra. Confronté à une version de lui qui aura embrassé les promesses faites par la sorcière Rita Repulsa, Tommy va alors se demander s’il n’est pas condamné à devenir quelqu’un de mauvais. Et quand on connaît l’arc du Ranger Vert dans la série TV, je me dis que c’est excessivement bien trouvé.

Sailor Moon a bien changé, je trouve

Dans un numéro (le Mighty Morphin Power Rangers #10), on retrouve Billy qui se questionne sur ses capacités à être un Ranger. Pour lui, il n’en a pas la force et pourtant, il ne cesse de s’informer, de s’entraîner et d’essayer de s’améliorer. Et c’est lors d’une discussion avec Zack (le Ranger Noir) qu’il en viendra à la bonne conclusion. Oui, il est quelqu’un de bien mais ce qui fait sa force, ce qui fait notre force, c’est notre capacité à accepter l’aide des autres et à travailler en groupe.

Mousquetaires des temps modernes

Un Ranger seul est puissant, mais les Power Rangers ensemble sont une force qui ne peut être arrêtée. Et n’oublions pas le fait qu’Higgins nous emmène dans un univers dystopique, post-apocalyptique, avec la scène qui voit Lord Drakkon (a.k.a. le Tommy du futur pas du tout gentil) triompher des Rangers et qui fera basculer le monde dans un nouvel ordre, celui de Rita Repulsa.

Baaaaaaston de Rangers!

Je dois aussi signaler que nous avons le droit également à un morceau dédié cette fois aux parents, non aux Rangers eux-mêmes. Tommy et Billy ayant disparus, leurs parents vont logiquement s’en inquiéter et cette petite tranche de vie vient rajouter une touche d’émotions à l’ensemble, intéressant parce que peu exploité jusque-là dans la série TV (voir pas du tout).

L’homme qui savait dessiner les Zords

Aux commandes graphiques de l’ouvrage, c’est toujours Hendry Prasetya qui se démarque par son sens de la démesure dans les scènes de combats. Ca bouge, c’est vivant et c’est très réussi. On retrouve par endroit quelques faiblesses sur les expressions des visages, visiblement ce n’est pas le fort de l’artiste. Mais c’est très largement compensé par des Zords sublimes, des monstres féroces, des scènes de combats chorégraphiées, avec des perspectives intéressantes en offrant des plans larges montrant humains et Zords côte à côte. Nous sommes bien peu de choses face à des robots géants et Prasetya nous le montre, tout simplement.

Billy a du mal à tirer son coup

Ma couleur préférée? Ranger-arc-en-ciel

Concluons mes amis, concluons. Grand dieu, ce troisième tome des Power Rangers m’a définitivement rendu accro. A nouveau, il faut le comparer à ce qui est comparable et bien se rappeler du matériel d’origine pour réellement se rendre compte du travail effectué par Kyle Higgins. Si Shakespeare avait écrit un récit pour les Power Rangers, on en serait là. J’aime les comics qui font réfléchir et ici, ce fut le cas. Bref, du bon que ce Power Rangers – Tome 3: l’Ère de Repulsa. Et histoire de vous faire une petite piqûre de rappel, le comics est à un prix tout doux qui encourage l’achat. Oui, oui, oui, je vous encourage donc à le lire et je suis amoureux du talent de Kyle Higgins, qui aura réussi à me surprendre tout du long.

Sir Didymus Écrit par :

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